L’hibiscus

Vivre son travail et les 3 cantonniers : coucou n° 88 du 8 février 2010

par Carole Braéckman

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Que de 8 !! coucou n° 88 du 8 février !!
je ne pouvais pas rater tous ces 8 !!
Le 8 est un chiffre extra pour les Chinois !
Ceci étant, j’ai toujours des arguments pour vous dire le plus grand bien de chaque chiffre !

Allons, j’ai envie de vous causer de l’engagement !
Il y a peu, dans le métro, je regardais le plan, cherchant quel bus conviendrait le mieux pour rallier le Vieux-Lille où j’avais à faire.
Deux jeunes filles, estampillées Métro, patrouillaient dans les parages.
L’une d’elles vient au-devant de moi. "Je peux vous aider ?" Elle sort son plan lillois, me donne le numéro du bus, m’explique où le prendre... etc. etc.
Aux petits soins ! et moi, aux anges !!
Sa collègue avait une mine renfrognée.
J’ai, bien entendu, remercié chaleureusement la jeune fille serviable. Nous avons taillé une micro bavette. J’étais pressée, mais j’avais quand même ! le temps qu’elle m’avait fait gagné avec sa gentillesse à lui consacrer !

Le même travail. L’un fait avec considération des personnes. L’autre avec maussaderie.
Devinez qui aura passé une excellente journée ? et qui se sera morfondue ?
Bon, je ne vous fais pas l’injure de la réponse !
Et si notre quotidien était porteur de l’énergie que nous y mettons nous-mêmes ?


Une histoire attribuée à Charles Péguy dit la même évidence :

En se rendant à Chartres, Péguy voit sur le bord de la route un homme qui casse des cailloux à grands coups de maillet. Son visage exprime le malheur et ses gestes, la rage. Péguy s’arrête et demande :
- « Monsieur, que faites-vous ? »
- « Vous voyez bien, lui répond l’homme, je casse des cailloux, c’est dur, j’ai mal au dos, je n’ai trouvé que ce métier stupide et douloureux. »
Un peu plus loin, Péguy aperçoit un autre homme, qui lui aussi, casse des cailloux, mais son visage est calme et ses gestes harmonieux.
- « Que faites-vous, monsieur ? » , lui demande Péguy.
- « Eh bien, je gagne ma vie grâce à ce métier fatigant, je n’ai pas trouvé d’autre métier pour nourrir ma famille, je suis bien content d’avoir celui là , et il a l’avantage d’être en plein air », lui répond-il.
Plus loin, un troisième casseur de cailloux irradie de bonheur. Il sourit en abattant la masse et regarde avec plaisir les éclats de pierre.
- « Que faites-vous ? », lui demande Péguy.
- « Moi, répond cet homme, je bâtis une cathédrale ! »


A bientôt !
Carole.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – février 2010

Sur le thème de l’amour du travail, voyez aussi ce coucou-ci.
Et, sur la façon dont nos pensées façonnent le monde, le conte de l’entrée de ville.








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Chemin de libération


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