L’hibiscus

Voeux + collaborer : Coucou n°459 du 23 janvier 2021

par Carole Braéckman

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Coucou vous,
j’ai mûrement réfléchi à mes voeux.
Il va de soi que je vous souhaite le minimum : santé bonheur ! Avec ça, vous avez bien tout, non ?!
et j’ajouterai gratitude, pour bien imprimer ce "tout" dans votre coeur.

Si j’étais embarrassée, c’est que nous ne sommes pas vraiment au meilleur moment de notre histoire collective.
Les informations contradictoires suscitent des affrontements houleux, et tranchants. Las.
Vous êtes nombreux/ses à me rapporter des discussions enflammées - et cassantes - avec des proches sur le réel danger du virus covid, sur la pertinence des mesures prises, sur le bien-fondé du vaccin...
Je vous rappelle plusieurs basiques : * la peur est mauvaise conseillère et il est donc vain de discuter avec une personne paniquée,
* la colère nourrit la colère, votre colère nourrit donc la colère du monde,
* la paix commence en votre propre coeur.
Je vous cite de nouveau Etty Hillesum qui m’inspire beaucoup, tout particulièrement en ce moment : "Notre unique obligation morale, c’est de défricher en nous-mêmes de vastes clairières de paix et de les étendre de proche en proche, jusqu’à ce que cette paix irradie vers les autres. Et plus il y a de paix dans les êtres, plus il y en aura aussi dans ce monde en ébullition."

Personnellement, je travaille beaucoup à mes clairières.
Pour autant, je ne laisse rien passer.
Quand je me trouve face à une personne au point de vue opposé au mien, je dis le plus tranquillement du monde - enfin... quand j’y arrive (sourire), parfois je suis dans l’émotion - que je ne suis pas d’accord du tout.
Je ne cherche pas à convaincre, juste à exprimer mon opinion, et éventuellement, semer le doute.
Je ne martèle rien - j’ai su faire dans le temps, ouille ! - surtout lorsque je sens une grande détresse en face. Oui, on peut s’aimer, et ne pas être en accord, oui, même sur des sujets graves.
Parfois, je l’avoue, je suis moi-même déstabilisée par le différend, sans doute en écho à l’autre. Mais je ne traîne pas dans cet état : vite vite, je fonce fignoler une clairière !

Car dans tous les domaines de la vie, il vaut mieux ne pas collaborer avec le sombre.
J’ai visionné récemment un film que j’ai vraiment beaucoup aimé !
Il s’agit de L’Olivier un film espagnol de Icíar Bollaín. Beaucoup de valeurs, de justesse, de tendresse.
Rafa, copain d’Alma, l’héroïne, livre une clé majeure de la vie :
"Tu veux te remettre [d’un coup dur] ? Alors ne collabore pas avec ton malheur.
Tu peux passer ta vie à remuer le couteau dans la plaie pour ne pas la laisser se refermer.
Mais parfois, il vaut mieux laisser faire les choses.
Avancer.
Entretenir ce que tu as. Pas ce qui n’est plus là.
"

Si, au hasard... vous êtes en colère en ce moment, et êtes, tout comme moi, certain(e) d’avoir raison(sourire), au lieu de scander votre point de vue, et collaborer ainsi à la hargne ambiante : sculptez patiemment votre calme, et parlez depuis votre clairière !
Et... euh... manifestez aussi votre affection. Pas seulement vos désaccords, d’ac ?

En ce moment, j’ai beaucoup de chance - et ne suis pas la seule, de ce que raconte la météo :
"ma clairière" est blanche et puissamment pure et silencieuse sous son manteau de neige !
et, joie ! un rouge-gorge vient l’égayer de son joli plumage !

De tout coeur avec vous.
Carole.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr - janvier 2021








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