L’hibiscus

Poser les soucis

par Carole Braéckman

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Comment lâcher le mental, lâcher les soucis...

« Se faire du souci, c’est comme se balancer dans un fauteuil à bascule. Cela occupe mais ne vous mène pas très loin. »
Je ne sais plus d’où me vient cette citation, mais je la trouve drôle et juste, ma foi !!
Sans doute, comme moi, sentez-vous bien parfois, la, comment dirais-je, "complaisance" avec laquelle nous nous accrochons à nos problèmes.
« Le malheur, comme la piété, peut devenir une habitude. » dit Graham Greene.

« Facile à dire, oui, je m’en rends compte, mais je n’arrive pas à m’en défaire… » me dites-vous.
Peut-être convient-il de s’entraîner… dans les temps à peu près calmes, à ne pas nous agripper à nos soucis, à les déposer quand ils sont insignifiants, ou disons surmontables…
Il est des cas, en effet, vous en serez d’accord, où nous pourrions les prendre avec plus de désinvolture : « Parfois lorsque la difficulté est légère ou temporaire - s’il ne s’agit pas d’une habitude invétérée, ou d’une douleur intense - il n’est pas nécessaire d’y consacrer beaucoup d’énergie.
Il suffit de ne pas y prêter attention, de ne pas en faire cas, et le problème disparaît »
comme le dit Tulku Thondup.

D’ailleurs on retrouve cette même idée illustrée dans l’histoire de l’arbre à soucis que j’ai trouvée sur Internet :
Un jour, j’ai retenu les services d’un menuisier pour m’aider à restaurer ma vieille grange. Après avoir terminé une dure journée au cours de laquelle une crevaison lui avait fait perdre une heure de travail, sa scie électrique avait rendu l’âme, et pour finir, au moment de rentrer chez lui, son vieux pick-up refusait de démarrer.
Je le reconduisis chez lui et il demeura froid et silencieux tout au long du trajet. Arrivé chez lui, il m’invita à rencontrer sa famille. Comme nous marchions le long de l’allée qui conduisait à la maison, il s’arrêta brièvement à un petit arbre, touchant le bout des branches de celui-ci de ses mains.
Lorsqu’il ouvrit la porte pour entrer chez lui, une étonnante transformation se produisit. Son visage devint rayonnant, il caressa ses deux enfants et embrassa sa femme.
Lorsqu’il me raccompagna à ma voiture, en passant près de l’arbre, la curiosité s’empara de moi et je lui demandai pourquoi il avait touché le bout des branches de cet arbre un peu plus tôt.
"C’est mon arbre à soucis," me répondit-il. "Je sais que je ne peux éviter les problèmes, les soucis et les embûches qui traversent mes journées, mais il y a une chose dont je suis certain, ceux-ci n’ont aucune place dans la maison avec ma femme et mes enfants. Alors, je les accroche à mon arbre à soucis tous les soirs lorsque je rentre à la maison. Et puis, je les reprends le matin". "Ce qu’il y a de plus drôle", il sourit, « c’est que lorsque je sors de la maison le matin pour les reprendre, il y en a beaucoup moins que la veille lorsque je les avais accrochés. »

Moi, je raconte volontiers que je remets mes soucis aux instances supérieures. Avant de trouver une solide foi, j’avais chez moi, une boîte à vœux/boîte à soucis, dans laquelle je remettais tous mes tracas, petits ou grands. Si bien que je pouvais toujours avancer avec légèreté dans la vie ! j’avais confié mes soucis !
Maintenant, je n’ai plus besoin d’écrire mes contrariétés pour les glisser dans le coffret, il me suffit de couper court, en me disant que d’autres plus compétent(e)s s’en chargeront pour moi, là-haut !! Cet entraînement m’a pris quelques secondes, dans les cas les plus aisés, quelques mois, quand je m’accrochais un peu plus…, voire des années, pour certaines circonstances particulières ! Mais quel soulagement ! quand ça devient quasi un automatisme !!

A vous de dégoter votre arbre à soucis, votre boîte à vœux… pour remettre, confier, lâcher vos tracas. Vous pouvez les remettre à qui vous voulez : Dieu, Bouddha, la Vie, l’Univers…
J’insiste sur l’absolue non-nécessité d’être croyant(e) pour abandonner vos ennuis !
Personnellement, il m’est arrivé exactement ce à quoi Mère Thérèsa nous invite !
« Pour prier, il faut croire en Dieu.
— Non, pour croire, il faut prier,
 » répond-elle. Commencez par prier juste un peu, et vous découvrirez que Dieu vous écoute. S’il vous écoute, c’est qu’il doit exister. »
Bon, ce n’est pas vraiment une menace !
Par contre, pour vivre mieux, tentez donc, quand même !, le coup de l’arbre à soucis !!

Et n’hésitez pas à biaiser : « Ceci est très important. Si nous sommes incapables de voir nos problèmes sous un angle autre que négatif, la meilleure solution est d’occuper notre esprit à quelque chose d’autre : la lecture, le jardinage, la peinture, la beauté de la nature, la musique ou un autre art » dit encore Tulku Thondup toujours dans L’infini pouvoir de guérison de l’esprit.

D’ailleurs, désormais, quand j’ai un problème, je me garde bien d’y réfléchir trop !
Je fais confiance à mon intelligence, et la laisse le disséquer (en général, il n’y faut pas une vie !) et puis, dès que j’en ai fait le tour, je cesse de le ressasser parce que ça, ça prend souvent une éternité ! complètement stérile d’ailleurs, cette éternité ! puisque ce ne sont que des tours et ratours, des ruminations oiseuses de la même analyse…
Et je vais me coucher ! Très souvent, le lendemain matin, le problème est devenu anodin ou alors, il a carrément trouvé sa solution !
Et qu’est-ce que j’ai gagné comme temps ! comme énergie ! Pensez ! au lieu de remâcher mon problème, j’ai lu, écouté de la musique… dormi comme un bébé… Et, le plus fort, c’est que la solution est souvent beaucoup plus pertinente que si je tournais en rond, en me faisant des films d’épouvante…
Comme le disent si bien les sages chinois : « Quand vous avez un problème, de deux choses l’une : soit il a une solution, auquel cas, inutile de vous en faire, vous finirez par la trouver, cette solution ! Soit il n’en a pas, et dans ce cas, que vous vous fassiez ou non du souci, ne change rien. Alors, dans les deux cas, pas de souci ! »
En résumé : Ne vous faîtes de souci en aucun cas !

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – mai 08

Pour une illustration du sujet, lisez l’affaire du plaid rouge !
Et aussi, s’asseoir sur le coffre pour épargner notre raison raisonnante dans sa boucle improductive !








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