L’hibiscus

Or rose + tendresse gratuite + conciliabules de coccinelles : Coucou n° 160 du 30 octobre 2011

par Carole Braéckman

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Les scènes d’affection gratuite m’émeuvent toujours beaucoup. Il en est plein de petites scènes au quotidien. De personnes qui tendent la main à leur frère ou soeur, démuni(e) ou affaibli(e), qui volent à son secours... Quelle tendre humanité !

Une invasion de coccinelles me met le coeur en joie !

Bonsoir !
Hier virée sur la côte. Le ciel était gris, mais la luminosité sans pareil ! sur les teintes or et flamboyantes des arbres ! Gratitude !
L’autre matin, à l’aube blême, l’air est devenu rose ! L’air, tout rose, tout doux, enveloppait le village d’un halo de tendresse ! L’avez-vous vu, cet air rose ? l’avez-vous senti, cette tendresse ?

J’ai été témoin de deux scènes qui m’ont fait chaud au coeur, la semaine dernière dans Lille. Une jeune fille soutenait gentiment sa grand-mère. On sentait son affection. Elles avaient l’air égaré. - Je peux vous aider ?
Elles cherchaient la chapelle Saint Etienne. En les orientant, je réalise qu’en fait, elles ne se connaissaient pas du tout ! La jeune fille avait volé au secours de la vieille dame, avait dû lui tendre le bras, et la Mamie s’appuyait, avec une belle candeur, et, ma foi, un lourd abandon, sur elle. Cela m’a infiniment touchée cette proximité physique entre ces deux inconnues.
Plus tard, le même jour, dans un autre quartier, un homme assez jeune soutient un poivrot. Qui bafouille qu’on peut le laisser, qu’il va y arriver ! Et de tâcher de s’élancer, avec témérité. Son pas était, on ne peut plus ! chaloupé, chancelant ! Le jeune le rattrape au vol, et là, c’est la tendresse de son ton qui m’a émue ! - Mais non, bonhomme, je te raccompagne jusque chez toi, ne discute pas ! Je ne te laisserai pas !
Ce qui, entre nous, m’a rassurée, car très honnêtement, je ne le voyais pas rentrer au bercail, notre ’bonhomme’, sans quelque enroulement autour de poteaux, et embrassades de vitrines... Ouf !
Deux scènes joliettes d’affection gratuite, et si authentique ! pas vrai ?!

Il y a deux soirs, j’ai compté pas moins de 23 coccinelles dans mon séjour ! Un vrai raout !
Elles voletaient et couraient, se rapprochaient, s’écartaient dans un ballet impressionnant d’agitation. Bon, je n’ai pas été mise dans la confidence, et ne peux vous donner le sujet de leurs conciliabules !
Depuis, les quelques 7 ou 8 habituelles vaquent tranquillement à leurs affaires, de leurs petits pas menus. Le colloque est fini !

Belle fin de dimanche à vous !
Carole.

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr - octobre 2011








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