L’hibiscus

Notre responsabilité

par Carole Braéckman

Version imprimable de cet article Version imprimable     envoyer l'article par mail Envoyer par mail

Nous sommes responsables, chacun(e) à notre échelle, du monde tel qu’il va !
A vous de jouer pour lui rendre ses couleurs !

Quand je juge le monde gris, quelle action puis-je poser pour lui rendre ses couleurs ?

Car aussi gris, semble le monde, ses couleurs sont toujours là ! J’ai été suffoquée, à la mort de ma sœur, de découvrir que les oiseaux avaient le toupet de continuer à faire des trilles. Et puis, cela m’a donné beaucoup de paix, et même de la joie !
L’exubérance du monde était toujours là. Bien vivante, ouf !
Même quand quelqu’un est dans une souffrance hallucinante, ou quand tout un peuple, toute une communauté souffre, les couleurs du monde résistent… Les fleurs continuent de s’épanouir, et de dilater leurs couleurs et leurs parfums. Elles font leur métier de fleurs.
Et moi, qu’est-ce que je fais ? pour donner au monde ma mélodie ou participer par ma couleur à cette vaste symphonie ?
Quand j’étais plus jeune, indignée par le monde, ses souffrances et ses errances, j’ai choisi la voix du militantisme. Je ne renie pas cette voie. Il faut des porte-parole pour fustiger les injustices, il convient de dénoncer les exactions, il est indispensable de défendre des projets pour un monde plus humain, plus doux, plus lumineux…
Mais il faut aussi des personnes pour nourrir la lumière par des pensées de douceur et d’amour. Dans certains pays asiatiques, la place du monastère est prépondérante pour l’équilibre du bien-être du pays. Les gens savent que si un monastère cesse de lancer ses prières vers le ciel, le pays est en profond danger de déséquilibre : le futur est sombre…
Depuis que je suis thérapeute, je mets ma fougue de militante (on ne se refait pas !) au service des personnes qui me consultent : je tente d’éclairer leur monde, de lui rendre ses couleurs, ou tout du moins de permettre à la personne d’entendre à nouveau le chant des merles moqueurs.

Les Bouddhistes disent que si nous voulons la paix dans le monde, il nous faut faire la paix en notre cœur.
Je suis intimement persuadée, que dis-je !?! j’ai la certitude que nous sommes tous relié(e)s ! et que les pensées de colère que nous entretenons contre nos voisin(e)s, nos collègues, nos proches, envers nous-même aussi !… participent au vaste réseau de colère du monde. Vous savez, ce réseau précisément qui permet que les guerres existent, que les hommes marchent vers d’autres avec des intentions de tuer…

Il est un joli conte que j’aime beaucoup :

Pas de cible
Un jour, les recruteurs des armées du tsar se présentèrent dans une bourgade juive. Comme d’habitude, ils étaient à la recherche de nouvelles recrues.
Tout ce que la ville comptait d’adolescents, y compris les nombreux élèves de la yeshiva (l’école d’étude rabbinique) fut incorporé sur-le-champ ! Au camp militaire, leurs nouveaux maîtres furent émerveillés par l’habileté des étudiants rabbiniques sur le champ de tir : ces jeunes juifs religieux ne rataient jamais la cible !
Dès qu’éclata la guerre, on dépêcha en première ligne tous les étudiants talmudiques. Peu après leur arrivée, l’ennemi lança une offensive générale. Tout au loin, en plein no man’s land, apparut une immense horde casquée de Teutons. Les officiers tsaristes s’écrièrent :
— Prêts... visez... feu !
Il ne se passa absolument rien.
— Feu ! hurlèrent à nouveau les officiers. Vous entendez ? Feu, bande d’idiots, feu !
Il ne se passait toujours rien, côté tsariste.
Hors de lui, l’officier commandant s’écria :
— Au nom du tsar, pourquoi ne tirez-vous pas ?
L’un des ex-étudiants rabbinique prit alors la parole. S’adressant, plein de douceur, au commandant, il répondit :
— Votre Honneur, ne voyez-vous donc pas qu’il y a des gens en face ? Si nous tirions, nous risquerions de leur faire mal !

Ben Zimet – Contes des sages du Ghetto

Il est plus qu’urgent que nous baissions nos fusils ! parce que, vous avez vu ? il y a des gens en face !!
Nettoyons nos cœurs de toute trace de violence, de récrimination, de rancœur… et prenons nos responsabilités. Nous ne sommes pas faits pour nous haïr. Nous sommes venu(e)s charmer le monde de notre joie !
Notre propre responsabilité est d’enchanter le monde, de pousser nos propres trilles, selon notre propre répertoire, celui qui nous a été donné à la naissance. Et ne me dîtes pas que vous n’avez rien reçu ! je ne vous croirais pas ! vous aviez des talents quand vous étiez petit(e), même s’ils n’ont pas été encouragés, cas trop souvent avéré, hélas !, ils ne doivent pas être si loin !
Vous ne devez pas renoncer, vous vous devez, vous nous devez, de les trouver ! Mettez vous en route ! faites-vous aider, si besoin. Mais en aucun cas, ne renoncez ! à désarmer et à chanter !

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – février 2009

Je vous invite à lire également l’article de mars 2010 sur la paix dans nos coeurs, et comment l’énergie se répand !
Si vous voulez une idée joyeuse pour sortir du marasme, allez donc découvrir le coucou où je vous invite à être scénariste du bonheur.
Vous pouvez lire également un texte sur le choix de nos pensées Zappez sur Canal Bonheur et un autre de Goethe sur l’engagament qui traite de l’audace et de la magie de la vie !
Et enfin, le coucou Le centième singe, le 3 868 939e flocon et le colibri qui nous dit poétiquement tout cela !








(Renoncer à) Pardonner
Chemin de libération


Pardonnez ou non ! mais délivrez vous de ces poids qui vous entravent !
Un livre de consolation. Pour vous...

 

(Renoncer à) Pardonner
Chemin de libération


Pardonnez ou non ! mais délivrez vous de ces poids qui vous entravent !
Un livre de consolation. Pour vous...