L’hibiscus

Nos 4 vérités ! : Coucou n° 218 du 24 janvier 2013

par Carole Braéckman

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Nos "ennemi(e)s" nous permettent d’avancer, de grandir.
Et si nos ami(e)s s’en mêlaient ?
Qui préféreriez-vous avoir comme petit maître ?

Coucou vous !

J’ai eu récemment une discussion avec une amie. Auxiliaire de vie auprès de personnes âgées, elle est très chaleureuse, et recueille de nombreux récits de vie, des confidences.
Avec certaines des personnes chez qui elle intervient, parfois plusieurs fois par semaine, elle a même, depuis le temps, tissé des liens d’amitié sincère.
La conversation a débuté à propos de sa tristesse concernant le caractère acariâtre que laissait paraître depuis peu une de ses vieilles amies. Un personnage haut en couleurs, intellectuelle militante, avec qui elle a beaucoup échangé, et qui, après une nouvelle perte d’autonomie, développe des rancoeurs que nous allons dire malheureusement classiques, envers ses proches.
Mon amie est atterrée, car cette vieille femme, avec toute sa curiosité et sa richesse, lui fut longtemps un modèle du "bien vieillir". Las, voilà que son humeur se gâte !

Évidemment, à toutes deux, la perte d’autonomie nous semble une vraie difficulté, ardue, et légitimement source de contestation. Je suis persuadée que, le cas échéant, je m’en sortirais très mal ! et rouscaillerais tant et plus !
"Tu lui en as parlé ?
Si je me mettais à agonir tout mon entourage de sottises, ou toute autre dérive, je considérerais comme un(e) véritable ami(e), celui ou celle qui me le signalerait.
(…) Ça ne veut pas dire que je ne serais pas horriblement vexée ! Du moins, dans un premier temps ! Mais à la réflexion, je pense que je comprendrais la dose d’amour qu’il t’aurait fallu pour encourir les foudres de mon petit caractère...
"

Cela me fait penser à un conte rapporté par Anthony de Mello dans ses Histoires d’humour et de sagesse. Il s’agit d’un rabbin, un saint homme, révéré comme un Dieu, qui n’a qu’un contradicteur. Celui-ci observait les faiblesses du rabbin et se moquait de ses défauts, à la consternation des disciples.
A la mort du trublion, voilà le maître qui fond en larmes ! "Il était le seul qui me mit au défi ! [...] Je vais cesser de croître."
A méditer : nos ennemi(e)s seraient-ils/elles nos plus grand(e)s ami(e)s sur notre route vers la sagesse ?
Vivement que nos ami(e)s se réveillent !! et osent nous dire nos 4 quatre vérités ! non ?!

Qu’en pensez-vous ? Ne préféreriez-vous pas être tendrement admonesté(e) par un(e) ami(e) plutôt que tourné(e) en dérision par un(e) ennemi(e) ?
La réponse Ni l’un(e) ni l’autre n’est tout bonnement pas recevable. Elle signifierait, en effet, soit que vous n’avez pas envie de vous amender, et choisissez délibérément d’être ennuyeux/se et grognon(ne), - je ne peux pas y croire !!- soit que vous prétendez être d’ores et déjà irréprochable !
Sans blague ?! Fanfaron(ne), va !!

Le "tendrement admonesté(e)" est important !
"Bon, si tu dois me faire une remarque, tu y mettras toute ta délicatesse, d’accord ? et parleras seulement si tu es hors colère ? Et pardonne-moi, d’avance si je me cabrais ! J’arrive !"

Très belle fin de journée à vous ! Vous avez remarqué que les jours rallongent !?! Je ferme mes volets sur la nuit, de plus en plus tard !
Carole.



© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr – janvier 2013

Lisez aussi le coucou Honore-moi de ta franchise, qui va dans le même sens.








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