L’hibiscus

Mes mal-aimé(e)s !

par Carole Braéckman

Version imprimable de cet article Version imprimable     envoyer l'article par mail Envoyer par mail

A de nombreux signes, vous vous trahissez : vous êtes éperdument en recherche d’amour, en manque de confiance en vous !
Aimez-vous, je vous en conjure !

Je voudrais attirer votre attention sur votre côté rétractile, votre fragilité d’humain(e) en manque d’amour !
Nous le sommes tous et toutes, me direz-vous. C’est absolument exact !
Mais cheminons ensemble !

D’où vient cette vulnérabilité ? Je dirais que vous n’avez pas assez reçu d’amour. Les enfants sont affamé(e)s d’amour et leurs adultes, pour des raisons trop longues à expliciter ici, leur en donnent rarement assez.
Nous sommes, en plus, dans une société où l’amour de soi semble une inconvenance, et où tout nous invite à chercher amour et approbation chez autrui… et où, bien sûr, il est malaisé d’échapper aux modèles proposés, des modèles d’excellence, cela va de soi ! donc inatteignables, bien entendu !
Mais passons sur les racines.

Je décèle votre côté rétractile au fait que vous supportiez difficilement d’être en défaut. Dès que vous vous surprenez dans une action ou une attitude peu glorieuse, vous avez tendance à ruminer, ruminer… Vous êtes vexé(e), profondément meurtri(e) de ne pas être parfait(e) ! Allons, pardonnez-vous. Ce n’est pas grave. Vous serez plus attentif/ve la prochaine fois.
Nous ferions mieux de nous accepter imparfait(e)s. Nous ne sommes, ma foi, pas si mal. Avec, parfois, de sacrés ratés. Mais, rappelez-vous la comptine Les pommes faisaient rouli-roula.

Être en défaut vous est douloureux, être pris(e) en défaut, est abominable ! Ce n’est évidemment drôle pour personne ! Nous préférerions être éblouissant(e) dans tous les domaines ! c’est sûr !
… Mais c’est illusoire !
Nous sommes en progression ! chaque jour un peu plus près de nous et de notre bonté !

Il vous est aussi désagréable de ne pas plaire à tout le monde.
Lorsque vous êtes (à peu près) en paix avec vous, et que vous découvrez soudain que tel(le) ou tel(le) vous évite ou vous agresse, voire se moque de vous, il n’est pas rare que cela vous effondre !
Être unanimement admiré(e) est improbable ! Consentez à ne pas être aimable pour tou(te)s, et tolérez que la vie soit injuste ! et ses vivant(e)s aussi ! Et cela ira beaucoup mieux !

Vous éprouvez de la jalousie, de l’envie : selon vous, comme pour l’âne du proverbe, l’herbe est toujours plus grasse dans le pré voisin…
Cessez de vous comparer. En vous, réside votre vraie beauté : la vôtre !

Vous guettez toujours des félicitations extérieures, de vos parents, de vos supérieur(e)s, de vos ami(e)s… Être en accord avec vous-même devrait être votre seul phare ! Et si, branché(e) sur cette balise, vous obtenez une approbation plus large, c’est un plus !

Trop d’amour vous fait peur, peut même vous sembler suspect, parfois !
Cela peut vous laisser sans voix, d’embarquer un flot d’amour, vous paralyser, ou alors, cela vous pousse à tourner les talons… incapable d’affronter (sic) tant d’amour ! Rappelez-vous : comment recevez-vous les cadeaux ?
Avouez que vous manifestez de la suspicion quand quelqu’un(e) vous semble trop gentil(le) ! ce qui est quand même ahurissant, reconnaissez-le !! Vous réalisez ? quel drôle de monde cette attitude concourt à édifier ? Les gentil(le)s peuvent se décourager ! Il faut de la force, en effet, pour pratiquer cette injustice qu’est l’amour.
Si vous avez été plusieurs fois échaudé(e), demandez à votre sagesse intérieure de discerner si telle personne est résolument bonne, ou à fuir !
Je parie que votre méfiance vous épargne quelques coups, certes, mais… vous soustrait surtout à des torrents d’amour !
Cela vaut la peine de passer au-delà de votre timidité ou de vos peurs. Je vous assure !

Vous êtes très émotif/ve au moindre compliment, ou remerciement. Cela vous tire des larmes.
Alors, je ne suis pas contre ces larmes, personnellement, je les trouve si touchantes ! mais réalisez-vous à quel point, vous êtes affamé(e)s d’amour ?! Les paroles bienfaisantes, vous les buvez avec avidité, telle une terre aride, et las ! comme elle, vous n’en avez bientôt plus souvenir ! et vous desséchez en languissant de la prochaine rosée !


Alors pourquoi est-ce que j’attire votre attention sur ces points de vulnérabilité ? Parce que les reconnaître, les accueillir, permet de mieux les vivre.
J’ai maintes fois énoncé le constat que la force venait lorsqu’on acceptait d’être tout(e) tendre, tout(e) petitou(ne)…
Et puis, peut-être pouvez-vous, en conscience, marcher dans vos peurs, et surtout surtout, accepter de devoir chercher cet amour qui vous fait tant défaut, en vous.
Jugez-vous avec bienveillance, regardez-vous avec affection. Vous êtes le seul/la seule à pouvoir veiller sur votre richesse intérieure, et le seul/la seule à pouvoir nous l’exprimer.
C’est à vous !



© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr - janvier 2013

En complément, lisez donc ce si joli conte du Jardin du roi. Vous êtes unique ! eh oui !!

Depuis ce texte, j’ai édité Elevons-nous : de l’enfance, livre où j’explicite largement les racines de ce mal-amour... en plus de donner des conseils de tendresse pour respecter les enfants dont vous auriez la charge... et en faire des Bien-aimé(e)s ! (grand sourire).

Et puis, je vous ai aussi pondu - car je sens vraiment que vous avez besoin d’aide ! - un précis de chouchoutage et un carnet d’autolouanges et sa suite afin de progresser sur ce chemin de grand amour ! Oui, c’est bien de "grand amour" dont nous parlons, du grand amour que vous méritez...








Élevons-nous : de l’enfance

Pour les enfants que nous avons été, pour les parents que nous sommes.
Un livre qui vous allège de vos peurs, vous guide vers une éducation respectueuse…

 

Vivre votre vraie vie : Manuel de route vers votre joie

Votre vraie vie n’attend que vous.
Ce livre a changé déjà bien des vies.
Les chercheurs/chercheuses d’authenticité ont trouvé LEUR manuel.