L’hibiscus

Mes jeunes amies + le raccourci de la chienne : Coucou n°133 du 17 avril 2011

par Carole Braéckman

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La spontanéité des enfants me ravit toujours ! Veux-tu être mon amie ? après 5 minutes de promenade !

Nous nous illusionnons souvent sur le monde, le traduisant tel que nous l’espérons ! Cela peut être drôle parfois !
Témoin, ma méprise sur le raccourci de la chienne !

Coucou vous !

Dernièrement, je me suis baladée dans la montagne. Une merveilleuse et longue promenade. Des paysages magnifiques. J’ai rencontré deux petites filles de 9 et 10 ans. Et où tu vas ? Et comment tu t’appelles ? Et tu es seule ? Et tu n’as pas d’ami(e)s ? [petit silence] Si tu veux, moi, je veux bien être ton amie !? propose la plus jeune. D’ accord ! soyons amies !

Nous avons passé une ou deux heures ensemble. Du très bon temps. A nous offrir de petits présents : un chewing-gum à la banane, une fleur, une pomme... Et à deviser à bâtons rompus.
Nous nous sommes séparées, ravies de notre amitié et sans promesse d’éternité. Nous savions, les unes comme l’autre, que c’était une amitié éphémère. De celle que l’on savoure sur le pouce. Le cœur ouvert.
J’ai adoré cette tendresse spontanée de l’ enfance "Tu veux être mon amie ?"

Une autre amitié de promenade. Une chienne errante me fait fête.
Je ne suis jamais très franche avec les chiens sans collier. Cela est une autre histoire que je vous conterai prochainement.
Bon, je l’apaise de la voix. Elle me suit et me précède, me précède et me suit. Je m’habitue à sa présence et la cherche du regard lorsqu’elle disparaît.
La voilà qui s’enfonce dans un petit chemin que je ne connais pas. Elle m’attend en hochant la tête. Comme une invitation. Je la suis.
Elle m’ entraîne dans une aventure hors piste, une peu jungle broussailleuse. J’ai l’impression qu’elle me piste des passages. Bon, elle, toute fine, n’a pas trop mon gabarit en tête, et je crawle pas mal entre épineux et branches basses.
Nous débouchons sur un surplomb, en sueur - enfin, en ce qui me concerne. Elle fonce vers le bas. Moi qui ai un peu (!) le vertige, je me mets en quête d’une autre issue. Elle les essaie avec moi. Et après avoir fait la preuve qu’il n’existe pas d’autre possibilité que d’en passer par le chemin à pic, je la suis...
Femme de peu de foi que je suis !, il y a un étroit sentier, tout a fait praticable, et pas du tout vertigineux. Je la complimente, m’excuse de ma balourdise. Elle épanouit ses babines d’aise. Et nous débouchons sur le chemin initialement quitté, quelques lacets plus loin. Brave petite chienne ! Nous avons poursuivi notre jolie balade.

Le lendemain, en route vers la même promenade, avec une jeune amie de rencontre (non pas une des mes 2 petites amies, une autre). Vous aurez compris que c’est une de mes promenades préférées ! Je l’invite à crapahuter sur le raccourci de la chienne. Je suis toute fiérote de ma connaissance du terrain !
Sur le chemin du retour, je repère le surplomb : "Tiens, c’ est là que nous avons abouti ! tu te souviens !?"
Et... j’ai la joyeuse honte de vous le dire, un demi (que dis-je, un quart) de lacet de route plus loin, nous trouvons le début du petit chemin. Le raccourci n’en était pas un ! bien au contraire !
Je m’étais fait un film : un parcours initiatique inventé à mon exclusive intention par une chienne mignonnette.
Moi j’adore les hors piste, j’adore battre la brousse... Alors même pas grave !
Euh, pour mon accompagnatrice du jour, il semblerait que ce soit un peu différent ! J’ai éclaté de rire quand j’ai découvert ma méprise. Au dîner j’en riais encore ! Elle, beaucoup moins...
Enfin, j’ai trouvé !

Je vous souhaite de riants et jolis hors-pistes.

Carole.

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – avril 2011








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Des graines d’humour à suçoter pour laisser la sagesse grandir en nous, presque à notre insu, et redonner au monde des couleurs poétiques et des valeurs humaines.
De petites vitamines épicées :-) à butiner au hasard.