L’hibiscus

Le kanoûn de Meriem (conte)

par Paul André

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Que sommes-nous venu(e)s faire sur cette terre ?
Etre sage et "comme tout le monde" ? ou... faire chanter les étoiles ?

Quand le vent du soir est propice, les femmes du village déposent sur leurs seuils les braseros – qu’on nomme « kanoûns » - pour qu’ils puissent s’allumer, s’aviver. Une fois les braises bien rougies par le vent, elles les rentrent pour cuisiner.
Meriem était mal vue par ses voisines, car elle laissait trop longtemps son kanoûn sur le seuil. Le feu devenait trop rouge, lançait des étincelles qui volaient dans la rue bien après la tombée de la nuit et les voisines disaient :
Meriem n’est pas bonne ménagère. Meriem gaspille son charbon de bois. Si j’étais le mari de Meriem, je...
Meriem se souciait peu de tous ces commérages. Elle reprenait son kanoûn pour y griller ce qu’elle voulait comme elle le voulait. Et son homme, ses enfants en étaient très contents.
Un soir que le kanoûn était demeuré sur le seuil encore plus tard que d’habitude, une vieille médisante lui dit :
Tu devrais avoir honte ! Tes braises sont presque consumées et tu n’as pas encore fait le manger !
— Cela est vrai. Mais regarde la nuit : mon kanoûn a allumé les étoiles !

Paul André – Contes des sages du désert

© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr - mai 2009


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