L’hibiscus

Le discours meta

par Carole Braéckman

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Parfois, quand la relation est compliquée, il est bon de prendre un peu de hauteur, et de passer au discours meta.

Quand la relation patine, qu’elle vous fait souffrir, il est important de dézoomer, et d’adopter un discours meta.
Le discours meta parle de la relation, mais avec une distance d’observateur/trice.
Personnellement, je n’aime pas la relation que nous avons en ce moment.
NB : le personnellement donne le ton : vous parlez de vous et le en ce moment est primordial, car avec lui, vous ouvrez la porte à d’autres possibilités.
Je ne sais que faire pour qu’elle évolue. Je me sens dans une impasse. Et évidemment, je voudrais sortir de cette impasse, et évoluer vers une relation franche et sereine.
Qu’en penses-tu ?

Ou autre exemple : Personnellement, j’aimerais que l’on se voie davantage. Mais pour le moment, c’est ainsi, et je respecte ton rythme.

Pas une once de reproche, aucun jugement, l’autre ne peut se sentir en faute, ou disséqué(e), car vous parlez, non de son attitude, mais de la relation. Et vous soulignez aussi l’importance qu’il/elle tient dans votre vie.

Pour prononcer ce genre de discours, - ou l’écrire, si vous avez peur de filer vers la plainte – il faut avoir pris du recul, un bon zoom arrière dépassionné et considérer la relation avec neutralité. Le discours meta est un constat.
Un constat mais aussi une invitation pour l’autre à cette même objectivité. Et à questionner de son côté ce qui compte à ses propres yeux.
Tant que les deux parties n’en sont pas à ce niveau-là, celui du bilan objectif, dénué d’exaltation, des dérapages sont hélas prévisibles.
Alors peut-être convient-il d’attendre que votre partenaire accède à cette neutralité, cette volonté de faire progresser la relation. C’est le temps de la patience. Temps incompressible qui se colle au rythme de l’autre. Premier signe de votre détermination à respecter l’autre et, pour commencer, son tempo.

Si la vie vous oblige à rester en contact (cas d’une mère et son ado qui cohabitent, d’une fille en charge de son vieux père alité, de deux collègues, etc.), ce n’est pas grave, campez dans cette déclaration préalable. Tournez les talons quand le ton monte. N’hésitez pas à dire et répéter : Tu sais que je n’ai pas envie de ce type d’échange.

Vous pourriez avoir l’impression d’avoir pris de la distance, et de posséder cette objectivité dans la relation, que ça va comme ça, que vous avez appris à vous respecter, à sortir du cercle et à tourner les talons, comme dit, et que ça peut donc se passer de blabla (sic)…
Mais il est bon d’énoncer ce petit discours meta, cela permet à l’autre de cheminer aussi… Avec ce discours, vous le/la considérez fort justement comme acteur/trice de la relation… Euh… je ne vous apprends rien ? dans une relation, il y a des partenaires. A soi tout(e) seul(e), on ne peut constituer une relation ! je vous assure (sourire).

Vous allez constater que le simple fait d’avoir tenu ce discours meta, et de vous y référer, vous donne une juste distance, et vous empêche de replonger dans la bagarre…
Or une baston avec un(e) seul(e) concurrent(e), ce n’est pas drôle, et cela perd même carrément tout intérêt. Votre protagoniste va cheminer…


© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr - juillet 2018








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