L’hibiscus

Le buffle patient (conte)

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Un conte pour nous apprendre à ne pas juger l’autre. Un conte pour lui pardonner (!) sa différence...

Un buffle énorme aux cornes puissantes était allongé, endormi à l’ombre d’un arbre. Deux yeux malicieux épiaient au travers des branches, et un petit singe se disait : Je connais un bon vieux buffle, sous l’arbre endormi il demeure Mais de lui, je n’ai pas de crainte, et lui de moi n’a pas peur. Et de sa branche il sauta sur le dos du buffle. Le buffle ouvrit les yeux. Lorsqu’il vit le singe danser sur son flanc, il les referma, comme si ce n’était qu’un simple papillon. Notre fripon de singe essaya alors un nouveau tour. Il bondit sur la tête du buffle, entre les deux cornes, saisit les deux extrémités et se balança comme sur un arbre. Le buffle ne cligna même pas des yeux. « Comment pourrais-je donc mettre mon bon ami en colère ? » pensa le singe.
Et comme le buffle s’était mis à manger, il piétinait l’herbe partout où l’autre voulait brouter. Le buffle se contenta d’aller plus loin.
Un autre jour, le singe mal intentionné prit une baguette et se mit à en frapper les oreilles du buffle, puis comme le buffle se levait pour se promener, il s’assit sur son dos, comme un héros brandissant un sceptre.
Le buffle ne manifesta pas le moindre murmure bien que ses cornes fussent dures et puissantes.
Un jour, alors que le singe était assis sur son dos, une fée apparut.
« Tu es quelqu’un d’important, dit-elle au buffle, mais tu ne sembles guère connaître ta force. Tes cornes peuvent abattre les arbres et tes sabots pourraient briser les rochers. Les lions et les tigres craignent de t’approcher. Ta force et ta beauté sont connues de tous et tu te promènes cependant avec un singe stupide sur ton dos. Un seul coup de corne le transpercerait, un seul coup de sabot l’écraserait. Pourquoi ne le jettes-tu pas au sol, et n’en finis-tu pas avec cette comédie ? »
« Ce singe est petit, répondit le buffle, et la nature ne lui a pas donné beaucoup d’intelligence. Pourquoi devrais-je donc le punir ? Et pourquoi devrais-je le faire souffrir pour être moi-même heureux ? »
La fée sourit et d’un coup de baguette magique, elle écarta le singe. Puis elle donna au grand buffle un charme, qui empêchait que personne ne puisse le faire souffrir et il vécut toujours heureux.
20 contes des vies passées du Bouddha. Noor Inayat Khan, traduit par Ambroise Balsamine.

© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr - août 2010








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