L’hibiscus

La mégère en moi

par Carole Braéckman

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ll est des circonstances ou des personnes qui nous font sortir de nos gonds ! nous transformant en êtres éructant(e)s et querelleur/ses.
Parlons un peu de cette mégère qui prend alors ses aises en nous !

Certain(e)s d’entre vous ont régulièrement la visite, extrêmement intrusive, d’une mégère. Se transformant alors en dragon frénétique et vociférant ! proférant force Jamais (tu ne fais jamais aucun effort !) et Toujours ( C’est toujours moi qui m’y colle !)
[Ne cherchez pas le masculin de mégère, il n’existe pas. Pff ! comme si !
Peut-être quinteux acariâtre ferait-il l’affaire ?
En tout cas, ce personnage descend indifféremment chez les deux sexes. De cela je suis certaine.
Appelons-le mégère pour faire court.]

L’ennui avec cet hôte est son vampirisme : Très vite, on ne discerne plus qui est l’invité parasite, qui est le/la légitime propriétaire.
C’est là la force de la mégère. Elle devient si virulente qu’elle submerge, et fait perdre pied. De nombreuses personnes croient être devenues cette harpie. Ouille ! ouille ! ouille !
Alors, une bonne nouvelle : il n’en est rien ! Ouf !
Voyons ! Vous n’êtes en aucun cas ce chameau malgracieux ! Cette chipie n’est qu’une visiteuse. Vous êtes susceptible de l’héberger provisoirement, mais ce n’est qu’un rôle de composition. Vous êtes fondamentalement bon/ne. Évidemment,vous avez, comme tout le monde, des passages à vide, et pouvez alors vous laisser déborder... Mais foncièrement, vous savez bien que vous n’êtes pas cette colère, cette aigreur... Vous en êtes trop malheureux/se.
Et vous allez constater que le simple fait de la considérer comme un être extérieur, en séjour provisoire, calme la terreur d’être ou de devenir cette horreur vitupérante et escagassante !

Bon, comme toutes les visiteuses, elle doit être traitée avec égards.
Avec attention, et bienveillance.
Car elle vient vous parler de vous !
Elle vous pointe un gros malaise dans la relation où vous sortez de vos gonds, ou un marasme autre qu’il vous est plus facile de traiter au sein de cette relation-là, où vous vous sentez en sécurité. La cible de vos dérapages étant alors juste un confortable punching-ball.
A vous de gratter un peu, ce qui, en ce moment, vous déboussole, vous peine, vous contrarie...
Cherchez, comme dit, dans la relation, mais aussi alentour : vos collègues ? vos parents ? Demandez-vous avec tendresse : Qu’est-ce qui ne va donc pas, doudou ?
Et, éventuellement, exprimez-vous !
Cela va amadouer et dégonfler très rapidement le grincheux/la grincheuse en vous !

Faites attention à ne pas nier la présence de cette hargneuse. Ce serait encore pire ! Car alors, c’est vous qu’elle grignote depuis l’intérieur, et elle y fait de dommageables dégâts.

Il n’y a aucun mal à recevoir sa visite, ça arrive à des personnes très bien ! (Comment pensez-vous que je sois aussi bien informée ? Ben ! tiens !- Sourire d’une oreille à l’autre !)

La prochaine fois que vous sentez bougon : Allez, montre-toi la mégère ! Crache ton pépin ! et avançons !
Vers plus de légèreté, bien sûr !

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – janvier 2017


Dedans ou dehors ?
Il est des idées en apparence contradictoires sur le dedans/ dehors. Le conte du douloup comme l’histoire de cet effroyable sage vous assurent que c’est en nous que gisent mégère et hideux personnage. Personnellement, je pense que ce ne sont que des pique-assiette indésirables. Des hôtes de passage.
Mais peu importe, dans tous les cas, ce qu’il convient de retenir est que NOUS avons le pouvoir de les chasser hors de nous... paradoxalement , en leur faisant grande place, et les écoutant attentivement... !

N’oubliez pas, lors de vos démêlés, et détricotage, de saluer les petits maîtres sur votre route !








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