L’hibiscus

L’ange de la mort (conte)

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A propos du destin, et de son caractère inéluctable...
Quoi que vous fassiez si tel est votre destin...

Un matin, un homme se présenta au palais du roi Salomon à Jérusalem, l’air hagard et les cheveux en bataille.
« Je t’en supplie, grand Salomon. Aide-moi à quitter sur-le-champ cette ville.
— Mais que crains-tu donc ?
— Ce matin, au marché, j’ai croisé Azraël, l’ange de la mort, et il m’a jeté un regard qui m’a glacé le sang. Je suis sûr qu’il est ici pour me prendre... Aide-moi. Commande au vent de m’emporter jusqu’en Inde pour le salut de mon âme. »

Plein de compassion, Salomon commande donc au vent de porter l’homme jusqu’en Inde et, dans l’après-midi, il se rend au marché à la recherche d’Azraël. Il le reconnaît sans peine et l’interroge :
— «  Pourquoi donc as-tu effrayé ce pauvre homme ? Tu lui as fait si peur qu’il en a quitté sa patrie !
— Cet homme s’est mépris,
lui répondit Azraël. Je ne l’ai pas regardé avec colère, mais avec étonnement. J’ai reçu l’ordre d’aller le chercher ce soir même en Inde. Et je me suis demandé comment il pourrait, à moins d’avoir des ailes, y être dans la soirée ? »



© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr - mai 2009


Lisez aussi le texte sur l’insouciance de la mort.
En contradiction, ou plutôt, en complément de ces textes fatalistes, lisez donc aussi le texte de Goethe sur l’engagement








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De petites vitamines épicées :-) à butiner au hasard.