L’hibiscus

Instants de joie + le rythme : Coucou n°180 du 10 avril 2012

par Carole Braéckman

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Les petites choses de la vie, quand on est présent(e) à l’instant, peuvent susciter la joie.
Peut-être le secret est-il de ralentir !

Eh ! coucou vous !
J’ai pris mes quartiers de campagne ! De rase campagne : je n’ai pas encore élucidé si j’étais la quatrième ou la cinquième âme du hameau. Sûr, je suis le troisième foyer ! Au plein sens du terme : un poêle à bois dans la cuisine, une cheminée dans le séjour !

Je me suis dit que j’allais vous lister mes joies ! C’est tellement communicatif la joie ! Si cela pouvait ravigoter les personnes en découragement...
Et justement, dans ma liste, figure, en bonne place, la première flambée dans la cheminée, dans le grand, l’immense silence de la campagne...
Une autre joie fait voler en éclats de pépiements ledit silence. Je suis réveillée aux oiseaux ! Ce matin, en plus, le lever du soleil était éblouissement !
Ma première balade dans le tendre vallonnement du paysage, ce sentiment d’appartenir au monde, d’en être une infime particule ! fut aussi un ravissement !
Et cette marche, l’autre soir, dans la fraîcheur tombante, vers la minuscule église du village voisin, où était célébrée la messe pascale de Vendredi Saint. Marche dans le coucher de soleil, disque orangé, qui, par un subtil jeu de branchages, s’est soudainement mué en coeur rose et doré. Joie ! Et ce jeune daim qui profite de ma fascination pour m’exécuter, quasi sous le nez, trois bonds aimables et fringants ! Joie !
L’odeur du pain, tout juste sorti du four ! Joie ! Mais pourquoi ne suis-je prise d’ardeur boulangère que lorsque je suis en cambrousse ?! pourquoi ?! je vous le demande !!
Le collage réalisé à même le plateau d’une vieille table pour lui redonner une jeunesse ! Joie !
Mes Alléluias et Ave Maria chantés à pleine gorge dans les chemins creux ! Joie !

Vous notez que mes joies sont simples, et peu onéreuses. A quelques exceptions près, la cheminée par exemple, elles sont à la portée de chacun(e).
Mais ainsi que le notait une de mes correspondantes, on s’habitue si vite !
Peut-être le simple fait de freiner, de réduire le rythme, est-il propice à cueillir, ou être cueilli(e) par, la joie ! Et une présence à l’instant, ça oui !
Je vous souhaite d’accueillir des joies en abondance ! Je vous le souhaite vraiment. De tout mon coeur.
Et, euh... n’oubliez pas : ce n’est pas une obligation ! Plus vous y mettrez de tension, moins... Comme d’habitude !
On ne peut pas se lever le matin, en décrétant : Aujourd’hui, je m’adonne à la cueillette des joies ! Non. Par contre, on peut décider de ralentir, et d’être vigilant(e), de se détendre, et de s’encourager !...
Un jour bientôt, je vous relaterai comment de cadre stressée et à cent cinquante à l’heure, je suis devenue cadre souriante, et tempérée. Et, ma foi, tout aussi efficace ! Et je ne suis pas la seule !
Je vous appâte sur le sujet, parce que j’en entends déjà grommeler : Encore faut-il pouvoir décélérer ! Oui, vous ! Ne jouez pas la victime ! On a toujours le choix ! Et vous le savez bien ! sinon vous seriez moins bougon(ne) sur le sujet ! n’est-ce pas ?
Allez, pas de blâme ! Moi aussi, j’ai sacrément ronchonné en mon temps !!

Belle journée à vous ! décidément !
Carole.



© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – avril 2012








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