L’hibiscus

Garçonnets et fillettes appliqué(e)s + Vivivi ! : Coucou n° 3237 du 11 juillet 2013

par Carole Braéckman

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Pourquoi nous sentons-nous toujours coupable, toujours pris(e) en faute ?
C’est incroyable ce sentiment de culpabilité qui nous colle à la peau !

Et il y a tant de solitude ! Un simple mot peut éclairer une journée !
Un appel à gentillesse !

Coucou vous !
J’ai deux scénettes de voyage à vous conter aujourd’hui.

Une scène de bistro de la gare, tout d’abord.
Une matinée à tuer...
Cela peut sembler long une matinée, mais un café avec de nombreux passages est un extraordinaire ouvroir, que l’on peut dédier à l’observation de nos semblables... Passionnant !
Comme le temps s’écoulait, progressivement, les garçon et fille de café (je ne suis pas certaine que cela se dise : fille de café, mais je ne vais pas écrire les garçons de café, ce serait désobligeant pour la féminité de la demoiselle, vous ne trouvez pas ?), les garçon et fille de café, donc, dressaient les tables pour le déjeuner. Visiblement, dans les gares, cela peut se servir drôlement tôt un déjeuner !
Les nouvelles arrivant(e)s se voyaient refouler gentiment vers un coin de la salle. "Non pas là, s’il vous plaît, cette partie est réservée aux voyageurs/ses qui souhaitent un repas."
Ce qui était très intéressant, c’était de noter les réactions : les personnes présentaient trop d’excuses ! Elles n’avaient aucune raison objective de se sentir prises en défaut, et pourtant, elles se sentaient systématiquement coupables. J’ai dû cesser mon observation, pour cause de correspondance (soupir !) mais durant mon affût, je n’ai noté aucune exception ! Aucune ! Les degrés de gêne variaient d’une personne à l’autre, mais toutes étaient penaudes ! toutes !
Incroyable ce besoin d’être parfait(e)s, non ? Epouvantable, cette culpabilité qui nous colle aux basques !

Le deuxième tableau se déroule à un arrêt de bus. J’avise une petite dame qui bataille à faire rentrer un sac dans un autre, sans lâcher son parapluie ! qu’elle avait fort grand ! Je lui propose mon aide.
Et elle se pâme en remerciement !
Ça fait du bien de parler à quelqu’un ! cela me fait drôlement plaisir ! Vivivi ! c’est important quelqu’un qui s’adresse à vous ! ça éclaire une journée ! on se sent vivante ! je vous remercie ! vivivi !
Tant de solitude...
Alors, aux mamies à grand parapluie ! qui me lisent, et aux autres aussi d’ailleurs - mamie, pas mamie, et même sans parapluie ! -, j’ai envie de dire : N’hésitez pas à demander de l’aide ! vous pouvez animer une solitude ! Vivivi !

Je vous souhaite une radieuse journée !
Carole.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr - juillet 2013


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