L’hibiscus

Florilège pour tenir frais l’été ! : coucou n° 100 du 11 juin 2010

par Carole Braéckman

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Bonjour !
J’ai été presque un mois absente aux coucous, et pourtant pas à vous. Vous allez le découvrir ci-dessous.

D’abord, ayant reçu une manif par voie électronique : le 100ème coucou ! le 100ème coucou ! le 100ème coucou ! le 100ème coucou ! le 100ème coucou ! le 100ème coucou ! le 100ème coucou ! le 100ème coucou ! je me plie à la demande et voici... le 100ème coucou.
Il y a de la matière. Car j’en ai emmagasiné des anecdotes, des histoires, des lectures, des écoutes !...
A vous de picorer ! Disons que c’est un doudou pour l’été !! Un coucou pour rattraper le temps "perdu".



Et oui, je n’ai pas écrit car j’ai été un poil débordée (euh complètement, en fait !) par les demandes de nettoyages de printemps, et j’ai beaucoup travaillé ces dernières semaines à satisfaire tout le monde.
J’ai avec une jolie nostalgie rendu, fin mai, les clefs de mon lumineux cabinet roubaisien sur le fascinant jardin, foisonnant de jacinthes sauvages.
Puis j’ai pris une semaine de repos, en fait, c’est elle qui m’a prise, comme je l’écrivais à l’une d’entre vous. Je me suis laissée couler dans la méga fatigue, et me suis inscrite aux abonné(e)s absent(e)s.
Je vous le raconte alors que, pour la plupart d’entre vous, c’est un épisode transparent, pour vous encourager à vous respecter. Oui, il s’agit de faire attention à vous. Même (voire surtout ?!) quand on fait voeu d’aider ses semblables, il est important de se respecter. C’est le coup du masque à oxygène dans l’avion.


Et puis voilà ma moisson du joli mois de mai.


Je voulais, tout d’abord, vous avouer les agitations et troubles intérieurs ! évidemment !! Je me lance dans l’inconnu. Rien de confortable !
Je suis à une charnière de ma vie. Ce n’est pas la première. Alors je me réconforte en me disant que j’ai toujours été bien inspirée de prendre mes tournants, toujours plus heureuse après, et cependant, je ne veux pas faire la fortiche : malgré mon expérience des tournants, oui, je suis chamboulée.
Et en même temps, j’ai une jubilation intérieure ! qui me dilate d’aise. Je pourrais m’envoler !
Les deux !
Je vous le dis, parce qu’admettre cette dualité permet de lâcher une sacrée tension !!



Je me suis souvenue d’une remarque de ma soeur, il y a plus de 30 ans, alors que je pestais à un feu, qui venait de passer au rouge. "Si la voiture devant était allée plus vite, tu aurais râlé pour avoir raté le précédent feu, non ?!"
Bien vu, vous ne trouvez pas ?
Notez bien : il n’y a aucun rapport avec l’effervescence, précédemment évoquée ! Je commence simplement à effeuiller tous les sujets que j’ai noté sur mon calepin pour ne pas oublier de vous en parler !!


Cela me fait penser à un petit ouvrage que je viens de relire Ne vous noyez pas dans un verre d’eau de Richard Carlson. J’ai dû le découvrir à sa sortie, en 1997. Je l’avais dévoré. De nombreuses prises de conscience suivies de lâcher-prise. Je vous en conseille la lecture. Moi, à l’époque, il m’a bien aidée. Il est assez humoristique pour bien passer.
Une petite idée ? Au hasard, les deux titres des pages 50 et 51 : Imaginez vos propres funérailles et Répétez-vous souvent : "la vie n’est pas une course contre la montre" ou 100 et 101 : Faites la liste de vos cinq opinions les plus inflexibles et efforcez-vous de les assouplir et Approuvez les critiques qui vous sont adressées (et elles disparaîtront d’elles-mêmes).


Dans la série des ouvrages qui aident à grandir, je viens de lire (il m’est arrivé par trois biais différents !) L’homme qui voulait être heureux de Laurent Gounelle. De facture simple : un gourou répond aux questions d’un jeune avide d’avancer, il brasse de nombreux points importants et qui peuvent aussi grandement aider !
Voici deux poches sympathissimes et pas prétentieux, pour évoluer.


Pour finir avec les lectures, au dos d’un roman de Gougaud, L’homme à la vie inexplicable , sur la quatrième de couverture, cette petite phrase : Perdu d’avance est l’homme qui ne suit pas ses rêves.


Au cours de ce quasi mois, je suis allée à Gand, ville que j’aime beaucoup. Et en quête d’une adresse, et pressée d’un besoin tout naturel, je suis entrée dans le Grand Hôtel du centre ville où j’ai réclamé un plan, et... les toilettes. Avec un aplomb tranquille. Et, évidemment, je fus orientée avec la plus grande courtoisie. J’ai même pris le temps de repérer ma destination sur le plan de ville, confortablement installée sur les luxueux canapés du salon.
Je conseille cet exercice aux timides ! Inutile d’aller jusque Gand ! N’importe quel hôtel un peu chicos fera l’affaire ! Vous sortez de là, sans que le monde se soit écroulé ! et enhardi(e) par votre audace.
Le monde vous rend décidément exactement ce que vous vous prêtez !!


Toujours à Gand, j’ai admiré comment les femmes se juchent sur leur vélo en petite jupette ! Alors qu’en France, me semble-t-il, c’est plus rare. J’ai été touchée par cette façon naturelle de montrer ses gambettes !


Je connais une jeune femme prodigieuse avec les fourmis : elle se plante devant les colonies invasives, et leur intime véhémentement l’ordre de déguerpir. Je l’ai vu de mes yeux vu ! ça fonctionne ! la colonie obtempère !! Je connais une dompteuse de fourmis !!


Dans le jardin, un merle et une merlette, franchement intrépides, viennent me toiser du haut de leurs petites pattes. La famille niche tout près. Ils sont impayables d’effronterie !


L’un d’entre vous m’a fait un lien vers une toute gentille émission : Parler d’amour sur France Inter. J’en ai écouté avec tendresse plusieurs émissions (vous verrez : leurs archives sont accessibles), et me suis délectée.
J’ai, en particulier, savouré l’histoire d’un amour impossible : la différence d’âge ne permet pas de fonder une famille, et la femme se retire de la scène, avec un amour infini pour son jeune Khaled, et prête, enrichie par cet amour, à une nouvelle rencontre amoureuse. Très juste, très beau, très "adulte". C’est l’émission du 19 juillet 2009.
J’ai aussi apprécié l’histoire de cette jeune femme qui a le projet de découvrir l’Afrique puis l’Amérique du Sud, et qui, quoique cueillie par l’amour, dès les premiers mois de son périple sur le continent africain, poursuit son voyage pour rester en accord avec son être profond. Je vous rassure, ils se retrouvent après ! Il s’agit de l’émission du 12 juillet 2009.
Je me demande si c’est à l’issue de cette histoire que Catherine Bensaïd invite à vivre sa vie pleinement, au lieu d’attendre l’arrivée de l’amoureux/l’amoureuse pour se mettre à réaliser ses rêves. Sinon que raconterez-vous à votre chéri(e) ?
Toutes les histoires ne se terminent pas bien, mais de l’écoute de toutes, on sort avec un gentil sourire. Tellement vrai, tellement humain ! Bravo à Marie-Pierre Planchon qui conduit affectueusement son émission ! et la conclut toujours par Bonne chance à tous les amoureux et... futurs amoureux !!


Et dans le domaine des rediffusions, hier, j’ai fait une descente dans l’émission de France 2 Sagesses bouddhistes. Avec un grand bonheur !


De ma conférence dernière, je voudrais vous raconter un moment que j’ai vraiment goûté, parmi tant d’autres. A l’issue de mon intervention, session de questions. Une personne me demande de raconter ma vie (un peu) et, à l’issue du bref topo, me dit : Et ça t’a pris beaucoup de temps pour te débarrasser de ta colère ? - Je me suis mise en route autour de mes quarante ans... On va dire que cela a bien dû me prendre quelques 4/ 5 ans pour éradiquer totalement cette violence qui me traversait. Une autre personne intervient alors : Oui, Carole, moi, je veux bien, mais si vous êtes face à une personne hystérique ! qui pète les plombs à chaque fois que vous voulez amorcer un dialogue ? - ... Cela fait dix-quinze ans que je n’ai pas rencontré d’hystérique !
Mon interlocutrice a éclaté de rire ! et j’ai adoré sa spontanéité, son intelligence aussi !!


Il est une tension qui peut vous lâcher peut-être, si je vous dis que vous n’êtes pas obligé(e) de faire quelque chose d’exceptionnel de votre vie. Soyez simplement au plus près de vous, de vos désirs, de votre joie. Et... ce sera exceptionnel !
Je vous le mentionne parce que c’est une tension très répandue ! et qu’à l’issue de la conférence, j’ai eu une conversation avec deux jeunes femmes. Oui, on peut être mère de famille et être juste. L’important est de rester au plus près de soi ! On peut de sa place, quelle qu’elle soit, rayonner alentour.
Et même avec d’autres chemins, plus socialement exposés, vous ne devez pas chercher à être exceptionnel(le), vous devez "juste" être vous !! et ce n’est pas rien ! Ce doit être cela votre challenge : vous déployez sous toutes vos facettes, et dans tous vos éclats (de rire, entre autres !). Ne cherchez pas à être exceptionnel(le), vous perdez votre temps, - et, en général, vous imitez quelqu’un(e) - cherchez à être vous !! C’est cela qui est exceptionnel : être vous.


Une autre idée, proche, dont nous avons débattu : - Mettez-vous dans la certitude que vous êtes toujours à votre juste place. Et fuyez les grincheux et les grincheuses et tout ce qui vous assomme, autant que faire se peut. - Oui, mais comment discerner si l’on est à la bonne place ? Quelle est la frontière entre la passivité et l’accueil de la vie et de ses aléas ? comment rester en accord avec soi ? - Il vous faut pratiquer le truc pour entendre votre sagesse intérieure vous causer. Et là, vous saurez quand bouger, vers qui ou quoi bouger...


J’ai entendu Tobie Nathan sur France Culture parler de "quiconquisation".
La façon dont les médias s’adressent à nous, nous quiconquise. Toutes ces histoires inintéressantes, qui nous tiennent cependant, parce qu’elles jouent sur nos peurs : cela pourrait nous arriver...
J’ai toujours beaucoup aimé les discours iconoclastes de Tobie Nathan. Et là, résolument, je me range à ses côtés contre la quiconquisation. (A prononcer à voix haute : on en a plein la bouche !!) Bien sûr que non, nous ne sommes pas quiconque !! Chacun(e) a sa richesse exceptionnelle, vous vous rappelez ?


J’ai envie d’attirer votre attention aussi sur ce que je pourrais appeler la surenchère spirituelle. Je connais beaucoup de gens, - je suis bien placée pour ! - en chemin conscient vers plus de gentillesse, plus de sérénité. Or il arrive que ces personnes ayant décodé leur souffrance - "Oui, je comprends bien ce qu’est venu m’apporter tel ou telle dans ma vie. Grâce à lui, à elle, j’ai pris conscience de... etc..." se relancent sur leur chemin, maintenant qu’elles ont compris. Mais sans laisser la place aux larmes, à la cicatrisation de se faire... Oulala ! c’est qu’au lieu de cicatriser, ça pourrit à l’intérieur !! Ce n’est pas à l’intellect de décider quand tourner la page, c’est au coeur brisé de pleurer, pleurer et pleurer encore, jusqu’à épuisement du chagrin, pacification pleine et entière de la relation. Ne passez pas trop vite sur les expériences de vie, sous prétexte que vous en avez un éclairage. Surtout que les éclairages peuvent s’approfondir... Et pour autant, n’oubliez pas aussi de rester dans la vie !! Je vous invite, si vous êtes en plein chagrin, à (re)lire Donnez rendez-vous à vos chagrins.


J’ai passé un temps merveilleux au jardin du Luxembourg à Paris, lors d’une chaude journée de mai. Un groupe d’enfants jouaient avec un petit badge autour du cou. Évidemment, ils couraient après les pigeons ! Ils hurlaient sur les pigeons ! - Ce n’est pas cardiaque, un pigeon ? - Ils étaient tous mignons, pleins de vie et de rires. Et les adultes qui les voyaient s’éloigner considérablement de la base venaient régulièrement les refouler vers cette dernière. Je me suis fait la réflexion que c’est incroyable le nombre de "il ne faut pas", "on ne doit pas" que doivent entendre les enfants en une journée !
J’étais seule, en contemplation des arbres, des pigeons, des enfants, des bruits alentour. Je m’ennuyais un peu, juste ce qu’il faut pour pleinement apprécier cette solitude.


J’ai rencontré deux trois cas de personnes qui souffraient énormément dans une relation : l’une avec sa mère, l’autre avec son petit ami... A chaque fois, ma question fut : Qu’est-ce qui est important ? Aimer ou avoir raison ? Pourquoi ne pas accepter de ne pas avoir le dernier mot. Même... lorsque vous avez raison !!


Il m’est revenu une coutume, navajo, je crois. Quand quelqu’un a une souffrance, il va la raconter dans le cercle, et chacun lui fait place et l’écoute, avec attention et coeur. S’il a envie de la raconter à nouveau, à nouveau, il va être écouté d’une oreille compatissante. Et ainsi une troisième fois. A la quatrième, par contre, chacun(e) lui tourne les talons. Ça va bien ton histoire. Tu l’as déjà dite.


J’ai dans le coeur le souvenir d’un champ de boutons d’or sur lequel paissait un jeune poney couleur miel de châtaignier !


Voilà, je vous laisse sur cette image ! Je vous souhaite une jolie moisson d’été, une moisson d’images belles à déguster sur place, dans l’instant, et à emmagasiner pour l’hiver. Notez bien que ce dernier aura aussi ses propres propositions.
Je vous retrouve tout bientôt avec ma prochaine cueillette !
A tout de suite !
Carole.


PS : vous voyez bien que j’ai pensé à vous ! tout ça ! tout ça !

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – juin 2010








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