L’hibiscus

Étonnantes résonances + Éclats de rires et d’amour : Coucou n° 441 du 12 novembre

par Carole Braéckman

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Coucou vous !
J’espère que vous allez bien. Souvent, novembre vous trouve un peu tristounet(te)s...
Toi, derrière l’écran, vous allez bien ?

D’étranges coïncidences entre mes livres de bibliothèque de la semaine.
Je dévore un roman de Henning Mankell. J’avais adoré ses Chaussures italiennes. Là, Un paradis trompeur, le récit se déroule majoritairement au Mozambique. Et en particulier, dans sa capitale, Lourenço Marques - devenu Maputo depuis...
Simultanément, je picore Sept histoires qui reviennent de loin de Jean-Christophe Rufin, un recueil de nouvelles. Et je tique sur le titre de l’une d’elles : Les fiancés de Lourenço Marques.
Vous me l’avouerez : la probabilité était assez pâlichonne. Deux écrits de deux auteurs différents, l’un Suédois, l’autre Français, empruntés au même moment par une innocente (moi-même) ! et la même scène !
Avant d’entrer dans l’univers du roman de Mankell, je crois bien n’avoir jamais entendu l’ancien nom de la capitale du Mozambique !
Je n’en suis pas encore remise !

D’autant plus, que dans l’essai d’ethnographie de Pierre Moulier, Croyances, légendes et traditions populaires dans le Cantal, que je parcours en parallèle, j’ai tiqué, il y a deux jours, sur un passage concernant "la bonne mort". Il y est écrit : "Le paroissien devait se tenir toujours prêt à partir, car rien n’était pire que de mourir subitement, sans avoir reçu les derniers sacrements. C’est pourquoi le souci de la mort n’était pas réservé aux étapes ultimes de la vie, aux prémices du déclin ; la bonne mort, à l’opposé de nos conceptions actuelles, consistait à mourir en pleine conscience et dans une agonie suffisamment longue permettant de bien se préparer à recevoir les derniers sacrements." Vous comprendrez que la mention de l’agonie suffisamment longue (sic) soit un peu perturbante ! Je suis comme tout le monde : je souhaite à chacun(e) une mort sans souffrance...
Et voilà que je retrouve dans le Paradis trompeur d’Henning Mankell, mention d’une bonne mort ! Le nom de la baie de Lourenço Marques est la baia da Boa Morte. Autrement dit la baie de la Bonne Mort. Un des personnages commente ainsi : "Moi, quand la mort viendra, je n’ai pas l’intention de résister, dit Félicia. Sauf si quelqu’un essaye de m’assassiner. Je veux mourir tranquillement. La bonne mort n’est jamais agitée."

Trois livres, et des échos entre eux, deux par deux ! Vous avouerez que ces résonances sont bien étranges !
Oui, ébaubie, je reste !
Et réjouie ! j’adore ces clins d’oeil !

En ce moment, ce qui me met guillerette également, ce sont les mésanges autour de la mangeoire que je leur ai installé de mes petites mains, à la fenêtre de la cuisine.
Un ballet incessant, des acrobaties, des surprises - de part et d’autre ! - des familiarités : elles tapent du bec au carreau quand le service n’est pas assuré assez rapidement à leur gré !
Elles sont irrésistibles, et souvent, j’éclate de rire !
Je peaufine mes travaux d’approche ! et je gagne du terrain ! (sourire ravi !)

_Autre éclat de rire : vous vous souvenez que j’ai parfois des méprises sidérantes. Et ma foi, un peu visionnaires !
Il y a peu, un nouveau correspondant m’adresse un LOL. Je sais bien, habituellement, que cela signifie laughing out loud - comprenez totale hilarité.
Mais dans l’instant, mon esprit a transposé : lots of love - soit beaucoup d’amour !
Ce qui était, ma foi, conforme à l’expéditeur, un homme empli d’amour mais assez pudique. J’ai traduit pour lui !!
Il m’a fallu un temps pour me remettre en tête cette transposition plus commune d’éclat de rire !
Et évidemment, j’ai pouffé devant ma nouvelle confusion !
Pensez-y la prochaine fois qu’on vous adresse un LOL ! traduisez en témoignage d’amour !
C’est un acronyme si souvent utilisé, que cela va vite faire pencher la balance ! vous ne croyez pas ? Tant d’amour ! tant d’amour !
Je me délecte de gaieté anticipée !

Passez une belle soirée ! ou une belle journée !
Allez, tiens, les deux !
LOL ! - bien sûr !
Carole.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – novembre 2019








Élevons-nous : de l’enfance

Pour les enfants que nous avons été, pour les parents que nous sommes.
Un livre qui vous allège de vos peurs, vous guide vers une éducation respectueuse…

 

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