L’hibiscus

Epaminondas : Coucou n° 366 du 19 novembre 2016

par Carole Braéckman

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Comment composer entre gentillesse et sottise ? Comment respecter l’autre et se respecter ?
Ou l’art de la nuance !

Coucou vous !
depuis quelque temps, me trotte le conte d’Épaminondas.
Vous savez ce petit garçon plein de bonne volonté, mais pas trop futé, qui suit à la lettre les recommandations de sa mère, sans ajuster à la réalité.
Il transporte la motte de beurre offerte par sa marraine, comme elle lui avait appris à transporter le gâteau précédemment confié : sur sa tête, sous son chapeau, et arrive, vous vous en doutez, dégoulinant et gras !
La fois suivante, il applique scrupuleusement les recommandations de sa mère, et emballe le chien offert dans des feuilles de bananier qu’il trempe régulièrement dans l’eau fraîche de la rivière. Suggestion tout à fait valide pour le beurre, mais malencontreuse pour le chiot, vous l’imaginez ! Puis c’est une baguette de pain qu’il laisse traîner au bout d’une corde sur le chemin, vous devinez pourquoi et avec quel résultat.
Bref, notre Épaminondas est beaucoup trop appliqué, il suit magnifiquement les consignes, et en perd son bon sens !

Cette histoire, je vous la raconte, parce qu’il n’est pas rare que nous soyons nous-même un peu niais(e) - excusez-moi du terme !
Que nous nous laissions marcher sur la tête sous prétexte d’amour, ou de respect dû à l’autre. Oubliant que la toute première personne que nous devons respecter est celle dont la garde nous est confiée : NOUS !
Il arrive, par exemple, que des personnes s’entêtent, sous prétexte de fidélité à un engagement, dans des relations nocives parce qu’il faut être gentil(le).
Alors comment composer entre la gentillesse et la sottise ? parce que c’est bien de cela dont il s’agit, non ? Laissez parler votre sagesse intérieure. Elle, elle sait !
Et si suite à votre décision, vous vous sentez soulagé(e), empli(e) d’énergie, c’est indiscutablement que vous êtes juste ! au plus près de vous.

Et à chaque fois, chaque fois, que vous vous entendez penser : Je ne peux pas, je dois, il faut, pensez à mon cher Épaminondas ! et validez vos choix auprès de votre loupiote intérieure.
N’oubliez pas que sortir d’une relation blessante vous honore : vous méritez de vivre mieux. Et c’est également, on l’oublie trop souvent, une opportunité offerte à l’autre de changer !

Mon cher Épaminondas, disais-je, car il est aussi une comptine :
Epaminondas cire ses godasses.
J’en raffolais quand j’étais institutrice de maternelle : Godasse, ce n’était pas trop dans le vocabulaire habituellement enseigné ! n’est-ce pas ? et cette transgression nous pâmait d’aise !
Bonheur !

Passez un doux dimanche et une très jolie semaine !
Carole.

Un texte complémentaire : Se sacrifier pour le bonheur d’autrui.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – novembre 2016

Épaminondas a une suite, clap, deuxième : pour ne pas classer trop vite les souffrances du coeur...








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