L’hibiscus

Émerveillement et Trop vite ! : Coucou n° 436 du 28 août 2019

par Carole Braéckman

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Si nous allions trop vite...
laissons place à la contemplation, à l’émerveillement !

Coucou vous,
je voulais témoigner des valeurs retrouvées.
Quand les enfants sont petit(e)s, ils/elles s’extasient sur un brin d’herbe, un insecte... ou encore le vent dans les nuages...
et la moindre sortie prend systématiquement des allures de promenade éperdue et... décousue...
Depuis que je ralentis - depuis que je vieillis ? (sourire) - je me découvre ce même talent de butinage fasciné.
Et le repère aussi chez moult personnes du troisième ou quatrième âge...
Comme si la vieillesse permettait un retour à la vraie vie : une vie de contemplation émerveillée.
Puissions-nous ne jamais perdre le fil !

Ricochet : nous allons souvent trop vite pour nos enfants. Nous bousculons leurs rêveries, leurs observations...
Je vous le dis en cette veille de rentrée des classes, tâchez de ne pas trop tirer sur les bras de vos minots et petitounes... (Image d’enfant à la remorque)
Nous allons d’ailleurs souvent trop vite pour nous-même.
Je vous ai déjà raconté, je crois - autre effet de l’avancée en âge ! je radote sans doute (rire) - que je me suis longtemps prise pour une super flèche : multitâche, efficace, organisée...
Je me suis même glissée avec talent dans ce personnage...
pour réaliser des années après que je m’étais sacrément malmenée...
Car au final, je suis lente, lunaire, étourdie, indolente...
Et le monde autour de moi me semble aller trop vite.
Je me sens souvent effarée comme une enfant dans un magasin ou à un carrefour...

Je rapprocherais volontiers de cette histoire extraite du recueil Maktoub de Coehlo :
Un explorateur blanc, pressé d’atteindre sa destination au cœur de l’Afrique, promit une prime à ses porteurs indigènes s’ils acceptaient d’accélérer l’allure. Pendant plusieurs jours, les porteurs pressèrent le pas.
Un après-midi, pourtant, ils refusèrent leur fardeaux. On aurait pu leur offrir encore davantage d’argent, ils n’auraient pas bougé. Lorsque l’explorateur leur demanda la raison de ce comportement, voici la réponse qu’il obtint : "Nous avons marché si vite que nous ne savons plus ce que nous faisons. Maintenant, nous devons attendre que nos âmes nous rejoignent."

Et vous, où en êtes-vous ? Avez-vous semé votre âme ?

Quelques bonheurs simples de mon quotidien :
dimanche, je cheminais en contrebas d’un pré, et un joli spectacle s’est offert à moi : des vaches Salers, de poil roux auburn - seules leurs têtes étaient visibles - avaient leurs cornes en lyres pointées vers le ciel comme pour un pieux concert. Nous étions dimanche !
Hier, je suis montée assez haut sur mes chers volcans, et le ciel était bas, si bien que je me suis emmêlée, et j’ai longtemps senti les paysages si ronds si doux clapoter dans mes yeux... Ravissements !
De ceux qui se dégustent à pas très lents...

Bonne soirée à vous ! Ou peut-être Bon jour !
Carole.


© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – août 2019








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