L’hibiscus

Complètement pedzouilles + pudeurs + plus près du coeur : Coucou n° 165 du 7 décembre 2011

par Carole Braéckman

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Les camouflages de notre nature aimante sont multiples.
Par pudeur, par rigidité, par conformisme... etc.
Que craquent les carapaces !

Coucou vous !
Vous souvenez-vous que j’héberge une compagnie de coccinelles ? Compagnie, comme on le dirait d’une troupe de danseurs/ses. La compagnie est devenue complètement pedzouille !
Une ballerine de la troupe a entrepris une gigue endiablée au plafond de ma chambre, l’autre jour. Je n’avais pas le son, parce que la pièce est très haute, mais je l’imaginais, comme des vrombissements de moteur d’un avion fou qui ferait des loopings déchaînés dans le ciel. Assez impressionnante ! de force, de non-sens, d’entêtement.
D’autres s’enhardissent à circuler au sol, transformant mes déplacements en exercice de centrage, les yeux à terre.
Une autre encore m’a dansé un petit pas de polka sur le rebord de l’évier, où je faisais ma vaisselle. Juste devant mon ventre. Elle allait, venait, repartait... d’un trottinement dansotté.
Ma foi, je ne m’ennuie pas ! Et quand je m’endors, je souris à la troupe de bêtes à Bon Dieu qui veille sur mon sommeil !


L’un de vous me confie qu’il offrirait bien un de mes livres à un copain, mais qu’ils n’ont jamais eu de conversation vraiment personnelle, qu’il a cru déceler des ouvertures lorsque cet ami a traversé une phase maladie, lorsqu’il a eu quelques soucis avec son fils, etc. Bref, ils sont relativement proches, sans être dans une relation d’intimité. Lui offrir mon livre, c’est un peu se dévoiler. Comment va-t-il prendre mon geste ?
- Comme il veut/peut ! Nous sommes trop vieux (et ce, quel que soit votre âge !) pour avoir des pudeurs. Non ?
Je vous suggère d’être juste au plus près de vous. Et de laisser les autres composer avec leur propre peur d’être jugé(e)...
Et le monde devrait évoluer vers du tout bon !


Une nouvelle, hier, m’a profondément émue et mise en joie !
Une dame, assez âgée, et bien malade, me dit avoir reçu un coup de téléphone de son fils aîné, homme d’affaires, sérieux, strict, un peu brutal dans ses façons. Les choses sont carrées. Pas de temps, ni de place pour l’émotion...
Et Alléluia ! le vernis a craqué ! Il lui a exprimé sa peur de la perdre ! Alléluia ! alléluia ! Derrière la carapace, l’homme de coeur était encore là ! Un très beau moment de vérité, de fragilité aussi, certes, mais tant d’amour ! A part ça, tout cet amour, quel intérêt ? Non ?
Derrière toutes les carapaces, se tapit toujours l’être profondément humain(e), magnifique de fragilité et d’amour. Toujours !
Si vous n’arrivez pas à vous dire, au moins, ne faites pas semblant de ne pas savoir. C’est déjà énorme !


Que craquent les vernis ! que dansent les coccinelles !
Belle journée à vous !
Carole.


© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr - décembre 2011
Sur le thème de la pudeur, lisez aussi Du mieux possible.








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