L’hibiscus

Comment choisir son psy ? sa psychologue ? sa/son thérapeute ?

par Carole Braéckman

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Choisir sa psy/son psychologue, ou son/sa thérapeute, peut être un vrai casse-tête. C’est évidemment un choix engageant, et intime : on va tout de même lui confier sa vie !!

Au passage, appréciez votre chance de pouvoir choisir ! Vous pouvez rendre grâce.
Certain(e)s, en effet, sont obligé(e)s pour des raisons pécuniaires de "choisir" la personne qui pratique dans le centre gratuit le plus proche. Si c’est votre cas, confiance ! dans ces centres exercent aussi d’excellent(e)s professionnel(le)s.
D’autres encore n’ont pas d’opportunité du tout ! Attention : Que cela ne vous culpabilise pas. Au contraire, vous devriez tout faire pour offrir votre mieux-être au monde


Un choix personnel
Vous êtes unique. Vous devez donc chercher la personne qui vous convienne à vous.
Évidemment, prendre l’avis d’autrui peut être important. Glaner les bonnes adresses commentées…
Cependant même un(e) professionnel(le) unanimement encensé(e) peut ne pas faire l’affaire en ce qui vous concerne.

Se documenter
Il est une multitude d’approches, de méthodes… Une pléiade de personnalités appliquant ces méthodes... Il est une grande palette de possibles.
N’hésitez pas, si vous en éprouvez le besoin, à interroger le/la praticien(ne) sur ses modalités, le déroulé de ses séances…
Vous pouvez vous documenter et voir où penche votre coeur. Et choisir en fonction.
Vous pouvez vous documenter et... laisser mûrir : vous asseoir sur le coffre...
Vous pouvez juste foncer parce que vous avez une certitude intérieure que c’est la bonne personne.

Laisser son intuition décider
Quelle que soit la façon dont vous abordez ce choix, il est important de le valider avec votre boussole intérieure.
Je vous ai donné (et si souvent seriné (sourire)) mon truc pour interpeller votre sagesse intérieure.
Car avant d’être une affaire cérébrale, le choix d’un(e) thérapeute est une question de confiance, de feeling...

Le droit de changer d’avis
Vous pouvez avoir ratifié votre choix avec votre intuition, et sentir votre coeur se crisper en présence de ladite personne. N’hésitez jamais à faire demi-tour.
Ou bien, c’est la/le psy que vous avez choisi qui ne donne pas suite. Et vous devez alors vous mettre en quête d’une autre personne…
Prenez les choses avec légèreté, et croyez à la bienveillance de l’univers.

Vous êtes client(e)
Je n’aime personnellement pas trop le terme de client(e), employé par certain(e)s psys.
Néanmoins, au moment du choix, dites-vous bien que vous êtes en position commerciale. Vous ne feriez pas l’acquisition d’un tableau que vous trouvez tristoune ? Vous n’êtes pas non plus, obligé(e) d’entrer en relation – tarifée - avec une personne dont le contact ne vous revient pas. Vous avez le droit/le devoir personnel de vous mettre "dans les mains" d’une personne avec qui vous vous sentiez à l’aise.


Attention cependant à la difficulté 
Vous avez entrepris une marche vers vous. Il est probable que vous reviviez des épisodes douloureux, et non digérés. Il est possible également que vous rencontriez des facettes de votre être que vous ne trouverez pas jolies jolies.
Cette marche peut être semée de soubresauts.
Prenez acte de cette obscurité. Et ne renoncez pas à une thérapie/un(e) thérapeute, sous prétexte de cette difficulté.

Vous n’êtes pas client(e) : Une interrelation
Je n’aime pas trop ce terme de client(e), disais-je, car travailler avec des humain(e)s ne met pas en jeu une compétence similaire à de la mécanique auto. Dans les deux cas, il est question de savoir-faire, de savoirs, d’art, d’intuition mais ça s’arrête là.
La relation qui s’engage est une relation humaine, faite d’interactions imbriquées, de résonances de l’un(e) à l’autre, où la personnalité du/de la "mécano" a une influence considérable sur le déroulé et l’issue de la "réparation". Même si, bien entendu, la pièce maîtresse, c’est vous !

L’issue dépend de vous
De votre confiance, de votre laisser-aller, de vos confidences, de votre volonté de lâcher, de changer…
Vous êtes en effet, la seule personne à pouvoir vous aider. Jetez-vous à l’eau. Le/la psy, le/la thérapeute est là pour vous empêcher de couler, voire vous apprendre à nager !
Abandonnez-vous avec tranquillité, jouez le jeu…

Sans délégation de vie
Vous restez toujours à la barre de votre vie. Vous en êtes le principal héros, la principale héroïne. Ne croyez pas, en entreprenant "un travail sur vous" - selon la formule consacrée - que vous allez abandonner toute responsabilité, et pouvoir vous laisser guider. Parfois, on est si fatigué(e) qu’on aimerait bien ! je vous l’accorde. Mais non ! Pas de délégation de vie possible !

Par contre, si vous voulez surfer avec légèreté dans votre vie, je vous suggère de faire confiance à votre boussole.

On peut changer de thérapeute
Il est possible que quelqu’un(e) ait été parfait(e), durant un temps - voire un long temps - et que ce ne soit plus le cas. Vous avez peut-être épuisé ses savoirs et malices. Ou vous avez franchi un cap, et avez besoin de changer de méthode… Allez savoir. Là encore, votre boussole doit être votre guide.

Voilà, c’est à vous ! Mes voeux vous accompagnent dans ce joli cheminement... vers vous !


© Carole Braéckman - www.lhibiscus.fr – mai 2020



Voyez aussi mon point de vue de thérapeute sur la relation.








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