L’hibiscus

Choisir la liberté !

par Carole Braéckman

Version imprimable de cet article Version imprimable     envoyer l'article par mail Envoyer par mail

La liberté est un sentiment d’être, et ne comporte aucun attendu dans notre vie.
Alors, vous décidez de le devenir ? afin de gagner en prodigieuse vitalité ?!

Je décide ma liberté : c’est mon choix !
La liberté est une décision intérieure, et réfléchie. C’est un OUI à la vie.
Quels que soient ses méandres et ses coups bas ! Car il y en a bien entendu !
Le nier, c’est déjà se mettre à mal.


Le jugement
Le jugement sur la vie (trop laide, trop moche) vous déforce terriblement !
Je ne sais pas où vous avez été élevé(e), ni par qui (sourire – moi, tout pareil !), mais vous semblez parfois croire que la vie est lisse et sans nuage. Ou devrait l’être !
C’est du grand n’importe quoi !
La vie vous présente des bonheurs, certes, mais aussi, beaucoup de heurts, de séparations, de maladies, de conflits, de deuils...
Vous pouvez la critiquer, vous n’y changerez rien.
Enfin, si : vous vous affaiblissez à ce faire.
Alors, dites donc Oui à la vie.


La comparaison
Un autre biais, également pour se sentir ligoté(e) - qui relève aussi du jugement – c’est la comparaison : Oui, mais lui, pendant ce temps-là, il est libre de toute attache. Oui, mais elle, elle vit à la campagne, sans nuisance ? C’est trop injuste !
J’ai déjà évoqué, à propos de la vie de couple, cette manie de la comparaison qui, à part vous miner, ne conduit à rien.
Encore une façon de vous ériger en juge, et de vous rebeller contre la réalité.
Entendons-nous bien : Parfois, il est bon de changer sa réalité. Quand on le peut. Si vous êtes, par exemple, dans une relation de couple non-respectueuse, vous avez le droit, que dis-je, le devoir d’y mettre fin !
Accepte ce qui ne peut changer et change ce qui peut l’être, dit Marc-Aurèle.


L’attente
Il se peut encore que nous ayons des attentes, en particulier sur certains seuils de notre vie.
Quand je serai dans ma propre maison, quand j’aurai un compagnon/une compagne, quand j’aurai un métier, quand je serai à la retraite... etc. je serai heureux/se...
Ces projections sont totalement inutiles, parce que la vie vous offrira bien des surprises imprévues ! et que vous risquez d’avoir du mal à vous adapter à ses blagues, pas toujours très drôles, j’en conviens.
Si ces plans sur la comète sont inutiles, ils sont aussi totalement et efficacement nuisibles, parce que pendant ces rêveries, vous n’êtes pas là ! Et le bonheur, c’est dans la respiration du moment, pas demain ! Vous risquez de toujours repousser à plus tard les conditions de votre bonheur, au lieu de le cultiver là, présentement là !

La volonté, le pouvoir sur sa vie
Il est des moments dans la vie, où nous n’avons pas vraiment le choix. Ou nous n’avons aucun contrôle. Or quand nous avons peur - et nous vivons très souvent dans la peur - nous aimons bien tout contrôler, tout faire plier selon notre volonté.
Accepter que ce n’est pas toujours possible, c’est avancer.
Il est de nombreux points, en effet, sur lesquels notre volonté est inopérante.
Nous devons accompagner nos enfants jusqu’à leur envol, nos vieux parents, itou, vers un autre envol... (sourire)
Nous devons supporter des collègues, des voisin(e)s, des odeurs ou des bruits qui nous importunent.... que nous n’aurions pas choisi.
Bien évidemment, notre impuissance peut nous faire râler. Oui, c’est tout à fait exact. Alors, râlons, donc.
Mais... à quoi bon ?! Vous avez noté que la situation n’a pas changé pour autant ? Un peu puériles nos bougonneries et rouspétances, non ?
C’est encore à nous - et à la relation, éventuellement ! - que nous nuisons !
Or nous avons du pouvoir sur notre ressenti ! Savez-vous, par exemple, que l’on peut s’accrocher à un bruit, et n’entendre que lui ! ou... s’en détacher au contraire. Dans les dojos, les méditant(e)s sursautent rarement au son du gong.
Mais oui, vous le savez. Alors, vous dites Oui à votre réalité du moment ?

Le désir de plaire
Nous avons tous et toutes fondamentalement chevillé à l’âme le désir de plaire. Si nous n’avons pas reçu notre dose d’amour lorsque nous étions dans l’enfance - et nous avions des besoins énormes - nous allons développer une demande maladive, allant jusqu’à travestir notre vrai Nous pour le faire coïncider avec ce que nous supposons être l’attente de l’autre (cf mon article sur les masques), allant jusqu’à nous sacrifier pour l’amadouer...
Abandonnons donc l’idée de satisfaire autrui. A certain(e)s, nous allons agréer, à d’autres, non. Nous ne sommes absolument pas dans l’obligation de plaire ! Ce qui aurait dû nous être enseigné lorsque nous étions enfant, c’est de nous convenir à nous, oui à nous-même, de ne pas nous trahir !
Bon, petite rééducation nécessaire : Quand j’accomplis ça ou ça, est-ce bien pour moi ? pas pour épater la galerie ? ou complaire à Machin ou Machine ?
Dans un coucou, je vous raconte un homme libre !

Dire Oui, c’est se libérer !
Dire Oui à la vie telle qu’elle va, c’est se libérer.
Accepter sa réalité du moment, l’accueillir dans son absurdité, voire sa cruauté, c’est se libérer...
Accepter notre entourage tel qu’il est, l’accueillir dans sa différence, voire ce qui nous paraît être sa bêtise ou sa méchanceté, c’est se libérer...


Je vous soumets quelques exemples.

Vous n’aimez pas votre directeur/trice, votre maire, votre voisin(e)... vous pouvez lutter, batailler, vous mettre en rogne (et c’est une ancienne championne de la hargne qui vous parle – sourire), vous ne changerez pas la personne, ni son comportement.
Posez votre colère, votre jugement : il/elle est ainsi, je dis haut et calme ce qui ne me convient pas et j’avance. Notez bien, je le dis, sinon je me fais des nœuds au ventre. Eh oui ! C’est encore moi qui trinque !

Peut-être pouvez-vous considérer que cette fâcheuse personne vous aide à vous dresser en homme ou femme debout qui ose ses opinions.
Et aussi, peut-être pouvez-vous tenter d’appliquer à son sujet cette sage réflexion : il n’y a pas de méchant(e), il n’y a que des souffrant(e)s. Il/elle a drôlement mal à la papatte !


Vous ne changerez pas votre enfance, ni votre passé douloureux. Acceptez ce que vous avez vécu, vous fera gagner considérablement en énergie.
Oui, ma mère/mon père n’a pas su m’aimer, elle/il était occupé(e) ailleurs dans d’autres projets. Oui, mon enfance, mon passé, auraient pu être différents.
Et me voilà, telle quel(le). Je fais avec cette femme-là, avec cet homme-là, avec celui ou celle que je suis devenu(e) - qui n’est pas mal du tout, notez bien ! (sourire)
Je berce la petite fille, le petit garçon qui n’a pas assez reçu d’amour, car je suis celui/celle le plus doué(e) pour ce faire... Et j’avance. Libre.

Vous devez vous occuper de vos parents âgé(e)s. De vos enfants. Et vous pestez contre ces charges. Vous vous sentez prisonnier/nière de votre vie.
Alors, ne vous épuisez pas dans le devoir – souvent, la fatigue nous présente tout en noir - concoctez-vous des plages de solitude, de ressourcement, rien que pour vous. Et voyez aussi que avez choisi de ne pas être un père/une mère insuffisant(e), une fille/un fils négligent(e). C’est votre droiture qui vous pousse à endosser le harnais.
Et aussi, et aussi, n’oubliez pas que vous ne donnez pas votre temps, ce temps est aussi le vôtre !

Peut-être aussi, pouvez-vous en profiter pour revisiter votre propre enfance, dans ce que vous transmettez à vos enfants, dans les impatiences qui vous gagnent avec vos parents... [article à suivre...]
Et aussi, remarquer qu’enfin, vous apprenez à avouer votre lassitude, votre besoin d’aide ! à lâcher cet enfantin sentiment de toute-puissance ! Ouf !



Vous êtes malade, et tenu(e) dans l’incapacité d’accomplir certaines tâches du quotidien. Ajouter des ruminations et récriminations renforce votre faiblesse. Accueillez cette maladie, ne vous déforcez pas à la désavouer, à l’accuser. Ce sont vos forces de vie que vous effritez en maugréant... Or vous en avez besoin plus que jamais pour guérir ou tout au moins ne pas aggraver votre état.

Que vous apporte cette maladie ? me direz-vous. Elle vous apprend (elle aussi) le lâcher prise, elle vous oblige à accepter l’aide des autres, leur regard aussi quel qu’il soit...
A hiérarchiser aussi les « dossiers » de votre vie, indéniablement. Intégrer sa finitude est une formidable leçon de vie !



Dans tous les cas, vous grandissez !
Dire Oui à la vie, quelle que soit sa tournure, c’est peut-être cela devenir adulte ?
En tout cas, c’est certain, c’est cela devenir libre !
Car en accueillant la réalité, sans attente, sans jugement, nous acquérons une formidable vitalité – celle-là même que nous usions jusqu’alors à re-nier notre condition !

Alors, pas de blâme si vous n’y arrivez pas. Que vous ne sortez pas de la plainte. Il existe une fleur de Bach pour les Caliméros, vous savez ce petit poussin de dessin animé, avec sa coquille d’oeuf en guise de chapeau, qui gémit toujours : C’est vraiment trop injuste !
Il s’agit de Willow, qui est la fleur des râleurs et râleuses. Nous avons tous et toutes des moments, voire des pans de vie entiers !, où elle nous est salutaire ! Car figurez-vous que lorsque les rouscaillages nous quittent, que nous nous détendons, et acceptons ce que nous ne pouvons changer, non seulement, nous devenons libres, mais aussi, notre vie devient plus légère et plus riante.

Tel est mon souhait de coeur pour vous !

Dire Oui à la vie telle qu’elle va, c’est se libérer.
Contrairement à ce que vous pourriez penser, le sentiment de liberté ne se conquiert pas, il se libère ! il ne vous a jamais quitté ! Seul votre mental a construit des voiles successifs et opaques pour vous le dissimuler.
Libre, vous êtes !

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – juillet 2016








Vivre votre vraie vie : Manuel de route vers votre joie

Votre vraie vie n’attend que vous.
Ce livre a changé déjà bien des vies.
Les chercheurs/chercheuses d’authenticité ont trouvé LEUR manuel.

 

Élevons-nous : de l’enfance

Pour les enfants que nous avons été, pour les parents que nous sommes.
Un livre qui vous allège de vos peurs, vous guide vers une éducation respectueuse…