L’hibiscus

Cactus hérissonné : coucou n° 148 du 15 août 2011

par Carole Braéckman

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Prendre soin de ses peurs et épines, et oser être en amour et le dire !
Ma foi, c’est peut-être ça être humain(e) !

Bonjour,
Ah ! j’ai été trop rapide, semble-t-il, sur le coucou précédent ! suscitant des contresens effroyables !
Prendre soin de ses picots, pour moi, ce n’est pas les entretenir ! dans leur rôle de boucliers, bien au contraire !
C’est les caresser jusqu’à ce qu’ils aient moins le besoin de jouer les fortiches et les défenseurs.
Peut-être est-ce... déjà, réaliser qu’on en est bardé(e).

Un exemple apporté la semaine dernière par l’une d’entre vous, juste après que j’ai posté mes cactus !
Cette personne avait cherché à offrir un cadeau pour son anniversaire à une collègue qu’elle apprécie beaucoup. Elle a longuement exploré différentes possibilités. Sans se fixer.
Les cadeaux étaient soient trop personnels, trop intimes, soit au contraire, trop froids à ses yeux, trop anodins.
Finalement, elle a laissé passer l’anniversaire sans le fêter.
C’était en juillet. Je lui avais à l’époque suggéré de raconter à cette collègue cette quête infructueuse, en lui soulignant que le cadeau, c’était cette recherche, même si elle n’avait pas abouti.

Mi-août, nous en reparlons.
Tu sais, moi, si j’étais ta collègue, le simple récit de tous tes points d’interrogation de juillet autour de mon anniversaire, m’émouvrait beaucoup, comme une marque de ton attention, de ton affection...
- Tu n’y penses pas ! Moi, dans le même cas, je me dirais que cette personne est suspecte ! je me demanderais ce qu’elle me veut !

Et voilà : une pleine d’amour, mais avec de tels piquants !, que toute marque d’affection lui paraît douteuse ! qu’elle soupçonne chacun(e) d’être aussi rétractile qu’elle !
Ceci étant, ce qui la touche chez sa collègue, c’est qu’elle sent en elle la même fragilité, c’est un peu sa petite soeur en hérissonnerie ! Donc elle n’a pas forcément tort. Il est probable qu’elle se révèle louche avec toute cette tendresse débordant de sa carapace ! et bien perceptible, sur le coup du cadeau manqué.

Mais, mais... si elle ne prend pas soin de ses picots, si elle ne franchit pas ses barrières, dans notre monde tout cactusionné, comment allons-nous avancer ?
Osez caresser vos épines pour les plier, en douceur, et respect, et avancer dans toute votre fragilité, et votre humanité.
Il est possible, ma foi, je ne peux le nier, que vous preniez un coup de pointe. L’autre n’aura pas rangé ses picots.
Mais si vous n’essayez pas, vous risquez aussi, surtout !, de rater une belle rencontre. Car il est probable, si vous parlez de la difficulté que vous avez eu à passer vos peurs, que l’autre soit atteint dans cet au-delà de lui-même où nous ne sommes que douceur. Et que, tout naturellement, vous atteigniez sa propre sincérité, et son envie, vitale, de s’affranchir de ses blessures pour oser à nouveau l’amour et l’affection.
Témoigner de sa fragilité est un acte si humain, si digne.

Ici Lille, plein soleil !
Carole.

© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – août 2011








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