L’hibiscus

Blessures d’abandon + une petite dame psychorigide : Coucou n° 179 du 30 mars 2012

par Carole Braéckman

Version imprimable de cet article Version imprimable     envoyer l'article par mail Envoyer par mail

Le sentiment d’abandon est un terrible handicap, dont nous souffrons tous et toutes. En prendre conscience peut permettre d’adoucir des aspérités relationnelles.
Et si les psychorigides, les autoritaires, étaient tout bonnement de grands sensibles ! qui se camouflent tant bien que mal derrière une façade de rigueur et d’ordre, pour ne pas s’émouvoir.

Coucou vous !

Une petite fille m’a raconté un chagrin étonnant. Sa mère l’avait "abandonnée" alors qu’elle était au lit, terrassée par une rougeole, ou autre maladie infantile.
"Elle m’a laissée toute seule !
- Ah bon ! toute seule !?! vraiment ?!!
"
La pitchoune avait un petit 6 ou 7 ans ! Je n’étais pas loin de m’offusquer !
"Tu étais toute seule dans la maison ? vraiment toute seule ? Ton père n’était pas là ?
- Si, papa était là. Mais maman n’était pas là ! Elle était partie travailler ! Elle m’avait laissée toute seule !
"
Contre cela, personne ne peut lutter. La maman était une maman prévenante et responsable, mais ce jour-là, à ce moment-là, elle a terriblement manqué à sa petite fille !
Cette historiette pour souligner à quel point, nous pouvons vite nous sentir rejeté(e).
Nous avons tous et toutes des blessures d’abandon. Certain(e)s pour de graves raisons. Mais parfois aussi, pour des épisodes de la vie inéluctables. Or la vie nous en propose tant de séparations ! La première étant la naissance, bien sûr.
Souventes fois, elles sont réactivées, ces déchirures. Pour un Oui, pour un Non.
Pensez-y quand vous souffrez de quelqu’un(e). N’est-ce pas, une vieille meurtrissure d’abandon qui a été ranimée, attisée !, par une étincelle du présent ?
Pensez-y aussi quand vous-même peinez quelqu’un(e). Vous n’êtes peut-être pas "fautif/ve" de tout...
Euh ! que cela ne vous dédouane pas d’être gentil(le) ! Cela va sans dire !

Une petite dame se définit comme psychorigide, autoritaire, ce qui va souvent ensemble, et bourrée de tocs (vous savez ces troubles obsessionnels qui nous font laver 20 fois les mains, vérifier 100 fois la fermeture du gaz, d’une porte, etc. etc.).
Le mois suivant, elle a fondu. Littéralement ! car elle pleure pour un rien. "Même devant un bourgeon !" Et il y en a des bourgeons, en ce moment !! comme vous savez !
Bon, elle s’adoucit. Ses relations aux événements se pacifient, elle est moins autoritaire avec ses enfants... Alléluia !
La vie lui a même présenté une aile de voiture éraflée, sans qu’elle ne "tape une crise ! C’est dire !" !
Elle est en route indéniablement. Elle ajuste... Ses larmes vont décroître, tandis que, parallèlement, sa douceur va s’amplifier...
Ses ami(e)s, sa famille, ses collègues, ses enfants, et... elle-même, tous et toutes sont ravi(e)s !
Je me demande si tou(te)s les psychorigides ne sont pas, comme cette petite dame, des hypersensibles effaré(e)s qui tentent, au détriment de leur corps, de leur joie - et celle de leur entourage ! - de contrôler leurs effusions de sensibilité.
Ceci étant, personnellement, les bourgeons, comme vous savez, m’émeuvent beaucoup ! et je comprends qu’on puisse s’en émerveiller à en pleurer de gratitude !
Alléluia ! décidément !
Et vous, vous y allez de votre petite larme quand vous vous lâchez ?
Profitez bien ! Les magnolias sont en fleurs ! et c’est un spectacle si éphémère !

A tout bientôt ! douces journées à vous !
Carole.



© Carole Braéckman – www.lhibiscus.fr – mars 2012








(Renoncer à) Pardonner
Chemin de libération


Pardonnez ou non ! mais délivrez vous de ces poids qui vous entravent !
Un livre de consolation. Pour vous...

 

(Renoncer à) Pardonner
Chemin de libération


Pardonnez ou non ! mais délivrez vous de ces poids qui vous entravent !
Un livre de consolation. Pour vous...